Covoiturage: à la SNCF, Barbara Dalibard assure...

Challenges Challenges - il y a 28 mois

Covoiturage: à la SNCF, Barbara Dalibard assure la connexion avec idVroom. IdVroom vient compléter le programme "porte à porte" lancé depuis 18 mois par les équipes de SNCF Voyages.

Quand elle présidait Alcatel International à Vélizy, dans les Yvelines, Barbara Dalibard a pu le constater à maintes reprises. Surtout les jours où la N118 était bouchée, ce qui arrive presque tous les matins: comme elle, la plupart des cadres qui allaient travailler dans cette zone d’activité étaient seuls dans leur voiture. Absurde! «Et surtout, pas écologique ni économique», lance-t-elle. Mais en ce temps-là, Internet était embryonnaire.

Technologie simple

Quinze ans plus tard, celle qui est devenue la puissante patronne de SNCF Voyages rêve de changer la vie de ceux qui galèrent pour relier leur domicile à leur travail ou à la gare de la plus proche. Ce matin, entourée d’Alain Krakovitch, le directeur de Transilien, et d’Oliver Demaegdt, le DG d’IDVroom, Barbara Dalibard présentait la nouvelle offre de covoiturage de SNCF en Ile-de-France. «Chaque jour, 15 millions de Français vont travailler au même endroit en pratiquant l’autosolisme, explique cette quinqua volontaire, en costume gris et chemise blanche. Il faut leur donner des outils d’aide pour pratiquer le co-voiturage.» En l’occurrence, beaucoup de technologie et une utilisation simple grâce à l’application idVroom disponible sur Apple store et Google Play.

Porte à porte

Pas question cependant de bousculer Blablacar, le leader du covoiturage sur longue distance. IdVroom vient compléter le programme «porte à porte» lancé depuis 18 mois par les équipes de SNCF Voyages. Outre les trains, bien sûr, il proposera à terme une offre globale de transport avec les autocars (idBus), les bus et les vélos (Keolis), les taxis (idCab) et maintenant les voitures avec idVroom. «Avant la fin de l’année, révèle Barbara Dalibard, nous lancerons une application unifiée qui permettra à chacun, selon sa localisation, de trouver le voyage qui lui va.» Ce projet est développé avec Gemalto et Orange, son ancienne maison, où cette normalienne, agrégée de mathématiques, a vu naître les nouvelles technologies.

Masse critique

Même si elle a pu observer avec ses enfants que la nouvelle génération «est beaucoup plus fluide» grâce aux smartphones, la révolution annoncée est ambitieuse. A demi-mots, celle qui fait voyager localement 10 millions de passagers par jour admet que l’offre de covoiturage d’idVroom devra vite atteindre une masse critique pour être pertinente. Pour cela, Barbara Dalibard a une promesse alléchante à faire aux futurs membres de la communauté: «l’équivalent d’un treizième mois»! En fait, entre 500 et 2.000 euros par an pour qui accepte de partager son véhicule avec d’autres. Et des places réservées pour ces covoitureurs dans les gares.

Treizième mois

Prenez Barbara Dalibard: si elle travaillait toujours à Vélizy, elle roulerait quotidiennement 40 km, aller-retour, faute d’alternative. En prenant un prix de revient kilométrique de 0,2 euro, comme le suggère idVroom, la dépense annuelle atteint 1.760 euros. En partageant sa voiture avec deux autres personnes, ce coût serait divisé par trois, soit une économie de 1.174 euros par an. Probablement pas un treizième mois pour elle, mais de quoi payer pas mal de pleins d’essence. Mieux, elle pourrait prendre la nouvelle ligne de tramway T6 qui ouvre samedi prochain entre Vélizy et Châtillon, puis elle retrouverait un covoitureur pour finir son trajet… Car Barbara Dalibard l’affirme, étude à l’appui: «Pour être en bonne santé, il faut être multimodal». Et la patronne des voyageurs de lancer, lyrique, «laissons mille fleurs s’épanouir».

Source : http://www.challenges.fr/economie/20141209.CHA1271/covoiturage-a-sncf-barbara-dalibard-assure-la-connexion-avec-idvroom.html

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