La ponctualité s'améliore (presque partout)...

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Mobilicités Mobilicités - il y a 25 mois

La ponctualité s'améliore (presque partout) dans les transports Le bilan 2014 de la qualité de service des transports de voyageurs présentée par l’AQST constate une amélioration globale de la ponctualité même s’il existe de fortes disparités. Cette année, le bilan analyse les causes des retards et permet, ainsi, de distinguer ce qui relève de la responsabilité de l'opérateur de causes externes. Enfin, l'Autorité travaille sur l’intégration des transports collectifs urbains.

C’est le troisième bilan annuel[1] de la qualité de service dans les transports de voyageurs (ferroviaire, maritime et aérien). L’Autorité de qualité de service dans les transports (AQST) relève que les nombreuses annulations de trains sont liées notamment au mouvement de grève de juin 2014. Elle note également que la ponctualité s’est redressée par rapport à 2013, "sans être encore satisfaisante". L’AQST dispose pour la première année de données sur les causes des retards à l’arrivée et confirme qu’elle compte intégrer les transports collectifs urbains.

Des résultats contrastés

Concernant les mauvais chiffres des annulations, il existe des différences selon les types de trains (TGV et international, Intercités, TER, RER et Transilien), les régions et les lignes. Ainsi, le taux d’annulation des TGV est passé de 0,3% en 2013 contre 1,1% en 2014. Cet indicateur est stable pour les trains Internationaux (0,3%), les Intercités (1,1%). S’agissant des TER, il existe de grandes disparités entre les régions, avec notamment deux mauvais élèves, PACA[2] (4%) et Languedoc-Roussillon (6,5%).

L’autre indicateur de ce bilan porte sur la ponctualité. Là aussi, l’amélioration globale enregistrée doit être nuancée. Si la proportion de TGV en retard (1) est en baisse de 11 ,7% à 9,6% (9,4% pour les liaisons internationales), celle des Intercités s’est aggravée et atteint 12,3%. Les TER enregistrent une légère amélioration à 8,5% contre 8,9% en 2014. S’agissant des RER et Transilien, il existe des différences importantes entre les lignes : A, B, D et K qui enregistraient les plus mauvais scores progressent, mais affiche des taux de retard encore élevés (entre 11,9 et 15%). Les lignes R, C, E et J ont vu leur ponctualité se détériorer.

Des retards qui ont une cause

L’Autorité de la qualité de service dans les transports a retenu six critères de retards : causes externes (météo, obstacles sur les voies, colis suspects, malveillance, mouvements sociaux, etc.), infrastructure ferroviaire, gestion du trafic, matériel roulant, gestion en gare et réutilisation du matériel, voyageurs. L’AQST considère que cette démarche permet de relativiser "les causes respectives des retards vécus par les voyageurs et donnent des pistes pour améliorer la qualité de service qui leur est offerte".

Ainsi, l’Autorité explique que l’amélioration de la ponctualité des TGV est due à une météo clémente en hiver et à la mise en place des Centres Opérationnels de Service de SNCF Voyages. "Ces centres ont notamment pour mission de prendre en charge et d’optimiser l’ensemble des éléments du plan de transport, du service et de l’information des voyageurs", précise le bilan. Au moins la moitié des retards des TGV n’est pas dû à des questions liées au transport proprement dit, elles s’expliquent notamment par des causes externes et à l’infrastructure (travaux sur les voies notamment).

Pour les Intercités, les causes externes contribuent pour 24% des retards supérieurs à 15 min, pour 27% des retards supérieurs à 30 minutes, et pour 32 % des retards supérieurs à 1h. L’évolution inverse est observée pour les causes liées à l’infrastructure (passage de 18% à 16%) et à la gestion en gare et réutilisation de matériel (passage de 13% à 9%), tandis que les autres causes de retard restent relativement stables (autour de 23% pour la gestion de trafic, 13% pour le matériel roulant, et 7% pour la prise en compte des voyageurs.

Des lignes aux profils peu communs

S’agissant des RER et Transilien, les causes de retard doivent s’apprécier ligne par ligne. Ainsi, Il ressort que 39% des voyageurs en retard sur la ligne A du RER, celle qui connait le taux le plus important avec 15,2% de voyageurs, le sont pour des raisons externes au transport proprement dit : météo, chutes de feuilles, malveillance, colis suspect, signal d'alarme.Ces causes externes, ajoutées aux causes autres, peuvent représenter près de la moitié des retards sur les RER B (50%), C (48%), D (56%) et sur les ligne L (49%) et H (45%) du Transilien.Les lignes N, P et E souffrent en premier de problèmes de fiabilité des réseaux, qui représentent près d’un tiers des voyageurs en retard sur ces lignes. Il apparaît également que les questions de matériel sont relativement prégnantes (près d’un quart des voyageurs en retard) pour les lignes J, K et E.

Enfin, l’AQST travaille notamment avec l’UTP, le Gart, le Cerema à l’élaboration d’un tableau de bord national de suivi de la qualité de service dans les transports collectifs urbains. L’autorité explique que "le but est d’obtenir des données objectives à rapprocher du ressenti des usagers, trop souvent mécontents. Il s’agit aussi d’inciter les agglomérations à communiquer plus largement sur la qualité constatée au fil des mois sur leurs lignes de métros, de trams et d’autobus".

Florence Guernalec

Références

  1. ^ bilan annuel (www.qualitetransports.gouv.fr)
  2. ^ PACA (www.mobilicites.com)

Source : http://www.mobilicites.com/011-3654-Une-ponctualite.html

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