Les trains Intercités sur la sellette | La-Croix.com

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La-Croix.com La-Croix.com - il y a 23 mois

Dans un rapport au ministère des transports qui sera dévoilé mardi 26 mai à la mi-journée, une commission d’élus et d’experts préconise de « revisiter complètement l’offre » du réseau de trains Intercités.

« Il faut revisiter complètement l’offre, dynamiser le réseau et offrir des solutions adaptées à la demande », selon Philippe Duron, député PS du Calvados. Ce spécialiste des transports préside le groupe d’experts et d’élus qui doit rendre à la mi-journée, mardi 26 mai, un rapport sur l’avenir des trains Intercités, commandé par le ministère des transports..

L’élu normand, qui dresse un constat sévère de l’état du réseau, juge que la priorité est de « renouveler le matériel, c’est une urgence, il y a un problème de sécurité et d’attractivité commerciale. Les trains ont en moyenne plus de 35 ans, on ne peut pas attendre » pour passer les commandes et remplacer les vieilles rames Corail.

Il faut « des temps de parcours acceptables »

Par ailleurs, la commission qu’il préside estime nécessaire de « revisiter le périmètre » de ces Trains d’équilibre du territoire (TET), qui « doivent relier des grandes villes, avec une vitesse, des temps de parcours acceptables ».

Selon Philippe Duron, certains de ces trains « ne relèvent pas des TET, font du cabotage », et doivent être remplacés par des trains régionaux, les TER, qui opèrent souvent déjà les mêmes trajets. « Quand vous voyez qu’un train Intercités , pour faire Bordeaux-Lyon, met plus de six heures, là où une compagnie aérienne low-cost met une heure, ça n’a pas de pertinence », souligne-t-il.

Il estime néanmoins qu’« il ne doit pas y avoir de territoire qui n’ait pas une offre moderne, efficace », mais que l’autocar peut, dans certains cas, effectuer des liaisons rapides, « quand l’état de la voie ferrée ne permet pas d’atteindre une vitesse comparable ».

En septembre 2014, une association d’usagers avait déjà critiqué [1]l’état du réseau Intercités et prévoyait une possible disparition de ces trains.

400 millions de déficit en 2015

Le député insiste également sur une « nécessaire approche économique et financière viable », alors que le déficit attendu pour 2015 avoisine les 400 millions d’euros.

« Sur des lignes comme Paris-Cherbourg ou Paris-Amiens, la SNCF pourrait gagner de l’argent », commente-t-il, estimant que « la SNCF doit améliorer ses méthodes de production ».


Au cours des six mois de travail de cette commission, réunie à la demande du premier ministre Manuel Valls, « nous sommes allés en Autriche, en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, ce que je peux vous dire, c’est qu’il n'y a pas de fatalité au déclin », a-t-il ajouté.

Source : http://www.la-croix.com/Actualite/France/Les-trains-Intercites-sur-la-sellette-2015-05-26-1316085

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