Onego lance l’avion en illimité

Les Echos Les Echos - il y a 21 mois

Le pari semble fou : offrir des trajets aériens en illimité pour un abonnement de 1.500 dollars par mois. C’est pourtant l’offre proposée par la start-up Onego[2] , fondée cette année, qui s’adresse aux entreprises.

La start-up[1] : Onego propose des vols illimités par abonnement mensuel

Le pari semble fou : offrir des trajets aériens en illimité pour un abonnement de 1.500 dollars par mois. C’est pourtant l’offre proposée par la start-up Onego[2] , fondée cette année, qui s’adresse aux entreprises. Le service est simple : pour 1.500 dollars par mois, le voyageur possède des vols illimités avec les principales compagnies américaines (Virgin America, Delta, United, American …) Le service n’est pour l’instant disponible qu’en Californie mais l’entreprise compte proposer des vols dans tous les Etats-Unis dans quelques mois.

Le fondateur, Paulius Grigas, explique que cette idée est le fruit d’une nécessité qu’il a lui-même ressentie, étant contraint de voyager souvent. La start-up cible donc les entreprises qui envoient régulièrement des commerciaux ou autres employés sur le terrain. L’entreprise veut rassembler les dépenses liées aux déplacements aériens et ainsi permettre aux entreprises de « contrôler leurs coûts », selon les mots du fondateur. A cette offre s’ajoutent plusieurs avantages dont l’accès au Priority Pass (plus grand réseau de lounges d’aéroports), un bagage en soute gratuit pour chaque vol, un abonnement wifi pour l’avion et un service d’assistance 24/7.

Le service comporte toutefois plusieurs conditions et options. Les vols doivent être réservés sept jours à l’avance pour le forfait basique, et seulement quatre réservations simultanées peuvent être réalisées. L’entreprise peut rajouter 1.000 dollars par mois pour réserver des vols à la dernière minute, ou encore 750 dollars pour obtenir un nombre illimité de changements de vols, sans frais.

Le chiffre : Slack compte maintenant plus d’un million d’utilisateurs quotidiens

Fondée en 2013, Slack[3] est l’une des entreprises technologiques de la Silicon Valley ayant connu la plus forte croissance. En effet, le produit a tout de suite trouvé son audience : en quatre mois, le nombre d’utilisateurs est passé de 14 à 140.000 utilisateurs. Via son application mobile ou disponible aussi sur le desktop, Slack est un outil de communication et de productivité pour les entreprises visant à réduire considérablement l’utilisation des emails. Des chaînes de discussions peuvent être organisées en fonction des sujets sur lesquels travaillent les employés, des chaînes privées peuvent aussi être mises en place, et tous les documents peuvent être partagés sur la plate-forme. De plus, Slack a misé sur l’intégration massive de services extérieurs : Trello, Google Drive, Github, Heroku … Et la liste est longue.

L’entreprise, dirigée par Stewart Butterfield, a annoncé cette semaine des résultats impressionnants, seulement 16 mois après sa création. Slack, c’est aujourd’hui 1,1 million d’utilisateurs actifs quotidiennement contre 750.000 en avril. Quelque 300.000 entreprises possèdent des comptes payants, soit 200.000 de plus qu’il y a trois mois. L’entreprise revendique aussi 25 millions de dollars de chiffre d’affaires, mais elle n’entend pas s’arrêter là. Elle a récemment annoncé le recrutement d’April Underwood, ancienne directrice produit de Twitter, pour gérer la plate-forme.

L’initiative : depuis la silicon vallée, Ford investit l’écosystème automobile du futur

Cette semaine, en plein cœur de la Silicon Valley, Ford[4] a dévoilé sa vision du futur de l’automobile. Et c’est son centre de recherche et d’innovation, installé à Palo Alto, qui contribuera à faire avancer le constructeur sur les sujets des véhicules autonomes, de l’impression 3D, de la voiture connectée et de l’expérience client.

Le lieu de l’annonce a de quoi détonner dans le paysage des marques automobiles. En effet, depuis le début du 20è siècle, l’histoire de l’industrie automobile américaine s’écrit dans le nord-est du pays et particulièrement dans sa ville emblématique : Détroit. Mais en l’espace de cinq ans, son centre de gravité a basculé sur la côte ouest, dans une région tout aussi prestigieuse : la Silicon Valley. C’est au sein de cette dernière que, désormais, l’avenir de la mobilité se dessine (Uber pour le transport partagé, Google et Apple sur les projets de véhicules autonomes ou encore pléthore de start-up type Automatic[5] pour l’automobile connectée).

La stratégie de Ford est claire : plutôt que d’assister, impuissant, à la transformation de la mobilité insufflée par et dans la Silicon Valley, le constructeur souhaite y prendre part de manière pro-active. Une équipe (125 personnes d’ici la fin de l’année), pilotée par Randy Visintainer[6] , directeur du développement des véhicules autonomes, sera donc dédiée à travailler avec l’écosystème local. Le groupe collabore par exemple avec Carbon3D[7] , start-up basée à Redwood City, qui réalise des pièces en impression 3D. « Cette technologie nous permet de créer plus rapidement des pièces automobiles pour nos prototypes et probablement pour la production de série […] Nous pourrons ainsi livrer plus vite des véhicules à nos clients », explique Raj Nair[8] , vice-président de Ford dans le communiqué de presse. Avec plus de 15% de part de marché[9] en mai dernier, Ford est le deuxième constructeur automobile[10] aux États-Unis devant Chrysler (12,1%) et derrière Général Motors (17,9%).

L’Atelier BNP Paribas, édité par Les Echos

References

  1. ^ Définition de Start-up (www.lesechos.fr)
  2. ^ start-up Onego (www.onego.com)
  3. ^ Slack (slack.com)
  4. ^ Ford (media.ford.com)
  5. ^ Automatic (www.automatic.com)
  6. ^ Randy Visintainer (www.linkedin.com)
  7. ^ Carbon3D (carbon3d.com)
  8. ^ Raj Nair (www.linkedin.com)
  9. ^ Définition de Part de marché (www.lesechos.fr)
  10. ^ deuxième constructeur automobile (online.wsj.com)

Source : http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/021167071481-lactu-tech-de-la-silicon-valley-onego-lance-lavion-en-illimite-1132237.php

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