Comment encourager l'usage combiné de l'autocar et du vélo ?

La gazette des communes La gazette des communes - il y a 11 mois

L’ouverture du secteur du transport par autocar engagée par la loi n° 2015-990[1] du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques a permis un développement significatif de l’offre de mobilité.

Six mois après, plus[2] de 150 villes et aéroports nationaux sont desservis par des lignes régulières d’initiative privée. Cet[3] essor est appelé à se poursuivre. C’est dans ce contexte que l’ordonnance n° 2016-79[4] du 29 janvier 2016, prise en application de la loi n° 2015-990, vise à réformer le cadre applicable aux gares routières et autres aménagements où s’arrêtent les autocars.

Cette ordonnance affirme la libre initiative en matière de création de gares routières par toute personne publique ou privée. Elle clarifie notamment les conditions d’accès et d’utilisation des gares routières et points d’arrêts et définit des obligations en matière d’exploitation des gares routières et des emplacements d’arrêt. Dans ce cadre, le développement de l’intermodalité n’a pas été oublié. La loi prévoit par exemple qu’un schéma régional des gares routières coordonne l’action des collectivités concernées par la gestion d’une gare et fixe les objectifs d’aménagements nécessaires à la mise en œuvre de connexions entre les différents réseaux de transport et modes de déplacement, en particulier les modes non polluants. Un décret d’application en cours d’élaboration viendra préciser les éléments obligatoires que doivent comprendre les gares routières, afin de répondre aux besoins des opérateurs de transport et des passagers, en particulier en ce qui concerne le stationnement sécurisé des vélos.

Pour autant, il appartiendra aux personnes privées ou publiques créant ou gérant une gare routière, et tout particulièrement aux collectivités territoriales, autorités organisatrices de la mobilité et régions au titre de leurs compétences d’organisation des transports, de définir le type d’équipement vélo, son dimensionnement et son emplacement, dans le respect des précisions définies, le cas[5] échéant, au niveau du schéma régional des gares routières. Il est également important de rappeler que la loi n° 2014-872[6] du 4 août 2014 portant réforme ferroviaire a rendu obligatoire, pour les gares ferroviaires prioritaires, la réalisation par SNCF Mobilités d’un plan de stationnement sécurisé des vélos. Ce plan fixe notamment le nombre et l’emplacement des équipements de stationnement des vélos et les modalités de protection contre le vol, en tenant compte de la fréquentation de la gare, de sa configuration et des possibilités d’y accéder selon les différents modes de déplacement.

Ce plan, élaboré en concertation avec les collectivités territoriales et leurs groupements concernés, doit être réalisé d’ici le 4 août 2017. Par ailleurs, depuis 2013, SNCF Mobilités s’est engagée dans un soutien important du développement du vélo à côté des collectivités locales. 140 gares ont fait l’objet d’un diagnostic pour évaluer le potentiel vélo et aujourd’hui il peut être dénombré 24 gares équipées d’une vélostation, 77 gares équipées d’un parking vélos ouvert, 92 gares équipées d’un abri vélos sécurisés et 53 nouveaux projets d’équipements sont prévus à l’horizon 2019.

References

  1. ^ loi n° 2015-990 (www.legifrance.gouv.fr)
  2. ^ Plan local d’urbanisme. Document réglementaire local opposable aux ... (www.lagazettedescommunes.com)
  3. ^ Centre d’enfouissement technique. Installation classée pour la ... (www.lagazettedescommunes.com)
  4. ^ ordonnance n° 2016-79 (www.legifrance.gouv.fr)
  5. ^ Centre d’analyse stratégique. Organisme d’expertise et d’aide ... (www.lagazettedescommunes.com)
  6. ^ loi n° 2014-872 (www.legifrance.gouv.fr)

Source : http://www.lagazettedescommunes.com/471583/comment-encourager-lusage-combine-de-lautocar-et-du-velo/

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