Des bus électriques chinois « made in France » vont voir le jour en Alsace

BFMTV BFMTV - il y a 12 mois

Le bus est le moyen de transport préféré des Français. Selon l'Observatoire de la mobilité, publié par l'Union des transports publics et ferroviaires[1], 69% des Français utilisent quotidiennement ce mode de transport pour se déplacer.

Le média spécialisé Connexion Transport Territoires[2], indique qu'"aujourd'hui 86% du parc de transport public urbain est constitué d'autobus" ce qui en fait "le mode de transport le plus développé". Mais pas forcément le plus écologique.

Pour réduire l'empreinte carbone de leurs véhicules et se mettre en conformité avec la loi de transition énergétique[3] -qui impose aux autorités organisatrices de transport d'utiliser des "véhicules propres"- les constructeurs abandonnent progressivement le gazole pour développer des motorisations alternatives fonctionnant au biogaz ou à l'électricité. C'est notamment le cas du constructeur chinois Yutong. Un géant asiatique qui vient de nouer une inédite alliance avec Dietrich Carebus Group[4] (DCG), une PME familiale alsacienne qui a longtemps commercialisé en France les véhicules de l'allemand Mercedes ou encore du turc Temsa.

Un modèle chinois, une technologie française

"Importer directement des véhicules chinois eût été suicidaire" explique Pierre Reinhart, le président de la société, à nos confrères de La Tribune[5]. "C'est pourquoi nous établissons une plateforme commune" adaptée aux besoins du marché hexagonal et européen.

Concrètement, "les caisses, qui n'intéressent personne seront produites en Chine" indique le dirigeant. Pour sa part, Dietrich Carebus Group a prévu, outre d'occidentaliser la présentation des véhicules, de les équiper de batteries 100% françaises offrant entre 200 et 250 kilomètres d'autonomie. En procédant ainsi "nous offrons 50% de valeur ajoutée" au produit indique Pierre Reinhart. [6]

La création d'une centaine d'emplois à la clé 

La PME familiale rêve déjà de s'agrandir. Dietrich Carebus Group, qui embauche 180 salariés prévoit de construire à l'horizon 2018 un atelier dédié à l'assemblage des autobus et autocars électriques. En 2015, Yutong a vendu 17.000 véhicules électriques dans le monde. Pierre Reinhart, qui espère fabriquer et vendre "entre 300 et 500 véhicules par an" sur les marchés français et européen indique à La Tribune[8] qu'un tel projet pourrait créer "entre 30 et 100 emplois".

Pour mener à bien ce dessein, DCG, qui a réalisé 103 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015, vient d'ouvrir son capital à deux fonds d'investissements. Ces derniers ont apporté conjointement 30 millions d'euros à l'entreprise. "Un doublement des fonds propres qui va permettre d'améliorer nos ratios financiers et de disposer d'une visibilité sur six à sept ans" souligne Jacob Hazan[9], le directeur financier de l'entreprise. 

References

  1. ^ l'Union des transports publics et ferroviaires (utp.fr)
  2. ^ Connexion Transport Territoires (www.connexiontt.com)
  3. ^ la loi de transition énergétique (bfmbusiness.bfmtv.com)
  4. ^ Dietrich Carebus Group (www.dietrichcarebus.fr)
  5. ^ La Tribune (www.latribune.fr)
  6. ^ Pierre Reinhart.  (dirigeants.bfmtv.com)
  7. ^ Les modèles Yutong-DCG (www.dietrichcarebus.fr)
  8. ^ La Tribune (www.latribune.fr)
  9. ^ Jacob Hazan (www.linkedin.com)

Source : http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/des-bus-electriques-chinois-made-in-france-vont-voir-le-jour-en-alsace-1066151.html

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