Pourquoi Amiens Métropole a choisi les bus électriques

Le Courrier picard Le Courrier picard - il y a 10 mois

Le choix a été arrêté il y a trois semaines et relayé dans nos colonnes le 21 décembre dernier.

Trois des quatre futures lignes du réseau métropolitain de BHNS (bus à haut niveau de service qui circuleront en partie sur des voies réservées en 2019) seront 100 % électriques alors qu’au départ, il n’était prévu qu’une seule ligne de BHNS électrique. Un choix conforté mi-décembre par le lancement d’un appel d’offres pour l’achat de 43 bus articulés de 18 mètres qui viendront compléter la flotte actuelle du réseau qui comprend 136 bus. «  Nous arriverons, à termes, à 160 bus lorsque les vieux diesels auront été réformés », précise Pascal Rifflart, vice-président d’Amiens Métropole en charge des transports, qui s’étonne des critiques soulevées aujourd’hui par le choix de l’électrique.

Parmi les détracteurs : le mouvement Alep 80, association de lutte pour l’environnement en Picardie, qui dans un courrier adressé le 21 décembre au président d’Amiens Métropole, lui demande de ne pas donner suite à cet appel d’offres. « Le choix de matériel électrique n’a pas fait l’objet de concertation, encore moins de débat sur le thème gaz ou électricité que les études devaient éclairer conformément au cahier des charges. Ce choix apparaît onéreux et pas le plus opportun sur le plan environnemental », estime l’association. Alep 80 estime en effet que «  l’exclusion du gaz et du biogaz peut priver la collectivité de retombées favorables aux niveaux environnementaux, sanitaires et financiers  ».

« PROJET ÉCONOMIQUE ET ÉCOLOGIQUE »

Pour l’élu, le débat arrive quand même un peu tard alors que le calendrier prévoit un lancement des travaux au printemps. « La question de l’énergie a été concertée et présentée à maintes reprises lors de chaque réunion publique et, mise à part quelques réflexions, je ne me souviens pas que l’option de l’électrique a suscité un débat particulier parmi les intervenants à l’époque », s’étonne Pascal Rifflart pour qui il y a un temps pour tout. « La concertation, ce n’est pas le vote, les intervenants émettent un avis mais c’est tout, ils ne choisissent pas, ce sont les élus qui tranchent. »

Alors pourquoi la Métropole a-t-elle fait le choix de l’électrique ? « Parce que c’est un choix d’avenir, cohérent avec notre volonté de nous inscrire pleinement dans la transition énergétique et qui nous place, du coup, parmi les premières villes en Europe à se lancer sur un réseau propre aussi important et avancé. Ce choix est d’autant plus cohérent qu’Amiens dispose désormais d’un laboratoire de recherches sur le stockage de l’énergie, cela paraissait donc assez logique que la Métropole se serve de ce potentiel. » Et pour quel effort financier ? Le projet étant chiffré à 85 millions d’euros pour la totalité du réseau (construction des lignes BHNS et refonte du réseau secondaire) auxquels s’ajoutent 15 millions pour le nouveau dépôt de bus à Rivery. « Nous sommes dans les clous au niveau du budget qui a été présenté et bouclé sachant que nous avons aussi pu bénéficier de financements annexes non prévus au départ. »

Source : http://www.courrier-picard.fr/region/pourquoi-amiens-metropole-a-choisi-les-bus-electriques-ia167b0n911621

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