Le Grand Paris des bus en cours de finalisation

Mobilicités Mobilicités - il y a 7 mois

Le Stif, la Ville de Paris et la RATP ont fait, le 1er février 2017, le bilan de la concertation publique sur le Grand Paris des bus. Dans la capitale, une trentaine de lignes, soit la moitié du réseau, serait concernée par des évolutions. Les parties prenantes vont poursuivre le dialogue avec les élus pour affiner le plan du nouveau réseau qui doit être voté par le Stif début 2017 pour une mise en service souhaitée fin 2018.

Plus de 2.000 avis et propositions ont été exprimés par les voyageurs, les associations et les élus lors des réunions publiques, sur internet et via des cahiers d’acteurs. Le 1er février 2017, le Stif a tiré un bilan de la concertation publique sur le Grand Paris des bus qui s'est déroulé du 19 septembre au 30 novembre 2016.
 
Si les grands principes du Grand Paris des bus avait été adoptés le 6 décembre 2016, une trentaine de lignes (soit la moitié du réseau) serait concernée par des évolutions, le reste des itinéraires demeurant identique. Sur la proposition soumise à la concertation, 22 lignes ont été considérées satisfaisantes en l'état, parmi lesquelles une nouvelle ligne proposée, la 71 dans le nord-est parisien et 23 autres lignes ont fait l'objet de commentaires et seront réexaminées. De plus, 11 lignes supplémentaires vont faire l'objet d'études en vue d'adaptations.

Le réseau actuel et le nouveau réseau s’appuient sur les cinq pôles majeurs (les grandes gares et Châtelet), tout en évitant les axes centraux trop denses ("troncs communs" comme celui de la rue de Rivoli ou de l’avenue de l’Opéra). Il suivra une triple logique : des grandes lignes traversantes structurantes (horizontales ou verticales), des lignes radiales (obliques) partant des grands pôles et des lignes en rocade (circulaires) pour compléter l’ensemble.

Des quais hauts très disputés
 
Concrètement, la création d'une nouvelle ligne entre la bibliothèque François-Mitterrand et la porte de la Villette, du sud-est au nord-est de Paris, a été plébiscitée, de même qu'une nouvelle branche entre République et porte des Lilas.

Certaines suggestions ont été refusées – comme celle d'un couloir bus à contre-sens sur le boulevard Saint-Germain – et le Stif tiendra compte de cet avis, a noté la présidente du Stif, Valérie Pécresse.

Celle-ci a également annoncé un prolongement de la ligne 72 à la gare de Lyon, un tracé passant sur les quais hauts des berges rive droite sur lequel la maire PS de Paris Anne Hidalgo a le projet, contesté par la Région, d'installer un tram-bus.

Des aménagements à planifier
 
Le Stif, la Ville de Paris et la RATP ont prévu de poursuivre le dialogue avec les élus en mars et avril 2017 pour affiner le plan du nouveau réseau qui doit être voté par l'autorité organisatrice début 2017 pour une mise en service souhaitée fin 2018.
 
Entre-temps, la Ville de Paris, gestionnaire de la voirie municipale, va réaliser les aménagements nécessaires à la circulation fluide des bus et des automobiles :
  • réalisation de couloirs de bus ;
  • réaménagement de certains carrefours ;
  • instauration de priorités aux feux ;
  • mise en accessibilité des trottoirs aux futurs arrêts ;
  • définition des zones de livraison afin qu’elle ne gênent pas la circulation des bus…
Au total, plusieurs dizaines d’opérations seront mises en oeuvre, et feront l’objet de consultations locales avec les riverains.

Parallèlement, la RATP devra changer l’organisation de ses lignes, en particulier, la question du remisage des bus : le Stif explique que le nombre de places disponibles pour accueillir des véhicules est proche de la saturation, il faut donc étudier dès à présent la création de nouveaux lieux de remisage.
 
Actuellement, le réseau parisien est composé d’une soixantaine de lignes, dont 26 sortent de Paris. 23 autres lignes viennent de banlieue jusque dans Paris. Dans un communiqué, le Stif considère que les principes d’organisation du réseau actuel présentent une cohérence : "La réorganisation proposée n’a donc pas pour objectif de faire table rase de l’existant, mais de l’optimiser. Cela répond à la volonté de détisser la toile parisienne pour l’étendre vers la périphérie, tout en conservant dans le centre de la capitale une qualité de service presque identique".
 
F.G. (avec AFP)

Source : www.mobilicites.com
Crédits photo : DR
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