Le président de la MGP (Métropole du Grand Paris) Patrick Ollier a en effet émis le souhait de développer le Vélib à l’échelle de la métropole. Si les communes devront sortir le carnet de chèques pour s’équiper, Patrick Ollier assure qu’il y aura des aides financières. Au-delà du prix, qui fait partie intégrante des discussions et qui pourrait être plus élevé pour les usagers, à quoi vont ressembler les 24.000 vélos qui seront mis en libre-service ?

Si SFR - d’abord en lice - a finalement jeté l’éponge, deux candidats principaux ont remis leur dossier en début de semaine dernière. « Nous allons maintenant rentrer dans une phase de procédures, notamment avec des auditions et la présentation des projets », ajoute-t-on à l’Hôtel de Ville. En attendant la décision d’attribution qui tombera au printemps prochain, 20 Minutes a essayé d’en savoir un peu plus sur ce qu’il se trame chez les deux concurrents directs.

JC Decaux

JC Decaux le candidat sortant, s’associe pour répondre à cet appel d’offres avec la RATP et la SNCF. « Nous allons poursuivre et amplifier notre système à l’échelle de la métropole pour favoriser une vraie offre globale de mobilité durable », explique Albert Asseraf, directeur général stratégie, data et nouveau visage, au sein de JC Decaux, qui compte axer son effort sur l’intermodalité. « L’idée est d’avoir des moyens de transport liés et directement accessibles », ajoute-t-il.

Smoove

Société montpelliéraine, Smoove a fait du vélo en libre-service son « cœur de métier » notamment à Moscou depuis 2014. « Nos vélos bénéficient d’une électronique embarquée et communicante qui permet de badger directement votre carte de transport (Navigo, tram, bus) sur le vélo pour le louer », indique Hélène Papa, responsable marketing. Ce vélo est ainsi autonome et repéré par un système informatique et non via les totems actuels. L’innovation principale de Smoove réside aussi dans la conception d’une fourche-cadenas qui apporte une sécurité maximale de verrouillage en station. Et sera-t-il plus léger ?

« Nos vélos sont dans la moyenne basse en termes de poids pour nos vélos mécaniques et nos vélos à assistance électriques. Un vélo en libre-service doit être résistant et pouvoir vivre à l’extérieur pendant des années, le matériel doit être très solide et de qualité », commente Hélène Papa. Enfin en ce qui concerne le prix, on assure chez Smoove vouloir défendre « le développement de la mobilité douce dans les centres-villes et [nous] souhaitons que nos vélos soient accessibles au plus grand nombre. »

Lucie Bras et Romain Lescurieux