L'agglomération de Nevers teste les bus hybrides, moins polluants et plus économiques

Le Journal du Centre Le Journal du Centre - il y a 24 jours

Illustration : Lumières bleues, puits de lumière au plafond : le bus est confortable. © photo lara payet

Dès lundi prochain, les usagers des bus Taneo découvriront un nouveau bus hybride électrique/moteur diesel. Un test avant d’envisager un éventuel investissement.

Moins de pollution, davantage de souplesse pour les conducteurs et passagers et moins de dépenses sur le long terme. Voilà la promesse des bus hybrides. Fonctionnant grâce à de l'énergie électrique et ayant un moteur diesel pour recharger et alimenter les batteries, ces véhicules consomment moins de carburant et nécessitent moins de maintenance. On y ajoute l'aspect écologique pour que le tableau soit complet.

Modernes et plus écologiques

Ce dernier a séduit les élus de Nevers agglomération qui ont souhaité tester ce système sur le réseau Tanéo. Une expérience qui ne coûtera rien de plus à la collectivité puisque les deux bus sont mis à disposition des constructeurs (Heuliez et Iveco) pendant un mois chacun. Ces véhicules hybrides emprunteront principalement les lignes T1 et T2, en mars pour le premier et en mars-avril pour le second.Ces véhicules hybrides emprunteront principalement les lignes T1 et T2.

« Cette démarche vient du fait que nous souhaitons entrer de plain-pied dans le XXI e siècle ! Demain, la majorité des véhicules seront électriques », indique d'emblée Michel Monnet, vice-président de Nevers agglomération chargé des transports.

« Le véhicule hybride est un intermédiaire, une étape avant le 100 % électrique qui a plusieurs contraintes, notamment la capacité d'autonomie. » Les bus testés ont une autonomie de 250 km. Or, dans l'agglomération de Nevers pour les circuits de Taneo, il faudrait un véhciule ayant au moins une autonomie de 300 à 350 km. « Nous voulons tenter l'expérience de l'hybride et établir un bilan après le mois d'essai de chaque bus. »

Plusieurs arguments seront passés à la loupe, notamment la fiabilité du matériel, la consommation de carburant (divisée par deux selon les constructeurs) et le confort des usagers. Mais aussi celui des conducteurs. Cette semaine, les chauffeurs de Taneo ont pu se former à la conduite de ce nouveau véhicule. « Il n'y a pas d'à-coups, il fait moins de bruit et on pratique l'éco conduite, c'est super et impressionnant ! », lance l'un d'eux.

Beaucoup d'avantages mais un prix d'achat élevé

À l'intérieur du premier bus qui sera mis en circulation dès lundi, le sol imitation parquet flottant, des leds bleus, une plus grande luminosité et des prises USB de rechargement apportent de la modernité. Même capacité et même circuit, le bus hybride subira ainsi des tests grandeur nature.

Les utilisateurs auront la possibilité d'utiliser les branchements USB pour leurs appareils.

Selon le retour d'expérience des chauffeurs, des passagers et les factures, les élus pourront alors envisager d'investir. Car s'ils offrent de nombreux avantages, les véhicules hybrides sont beaucoup plus chers à l'achat. « Pour le prix d'un bus hybride, on pourrait acheter trois bus standards ! », affirme Michel Monnet. « Il faut donc calculer le prix de revient, au niveau de la maintenance et du carburant, sur le long terme. Sans compter l'empreinte écologique. »

Bilan de cette expérimentation dans quelques mois.

Lara Payet

Source : http://www.lejdc.fr/nevers/transport/2017/03/02/deux-vehicules-moins-polluants-pretes-par-deux-constructeurs-vont-sillonner-le-territoire_12304614.html

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