La mobilité, enjeu majeur de la région Nouvelle-Aquitaine

Le Populaire du Centre Le Populaire du Centre - il y a 17 jours

Illustration : © stephane Lefèvre

Routes, rails, avion, près de 3.000 Néo-Aquitains se sont exprimés sur leur mode de transport. La voiture reste très largement en tête des modes de déplacement…

Une vaste enquête menée par les quotidiens régionaux de la Nouvelle-Aquitaine, dont les titres du groupe Centre France, La Montagne et Le Populaire du Centre, auprès de leurs lecteurs montre la nécessité d’une vraie réflexion autour de l’offre de transports. 2.844 personnes, dont 482 Limousins ont ainsi répondu à un questionnaire portant sur leurs habitudes au quotidien.

84 % des déplacements se font en automobile

Si nul n’est surpris par la place prise par l’auto dans les déplacements (84 %), on ne le sera guère plus par le taux de satisfaction des dessertes ferroviaires : 77 % des lecteurs de Haute-Vienne qui ont répondu estiment que le réseau TER ne correspond pas aux besoins.

Preuve également que les routes nationales (Limoges-Poitiers, Limoges-Angoulême) et même départementales sont au cœur des préoccupations, plus de 51 % des participants de l’enquête originaires du Limousin jugent le réseau routier insuffisamment développé. Un résultat encore plus marqué pour les autoroutes puisque les Limousins considèrent à près de 56 % que ce réseau est insuffisamment développé également.

Quant aux liaisons aériennes avec Paris, 75 % des Limousins qui ont répondu estiment qu’elles sont insuffisantes.

Alain Rousset, le président de la Région Nouvelle-Aquitaine, collectivité qui gère les TER, aide financièrement les aéroports et participe au plan État-Région pour l’aménagement des routes, se veut lucide et exigeant. « Cet usage de la voiture correspond à une culture et à l’organisation de l’espace en France. Les transports en commun sont plus efficaces dans les zones denses, ce qui n’est pas la caractéristique de l’ex-Limousin. Concernant justement les réseaux routiers, la création de cette région Nouvelle-Aquitaine va entraîner des progrès qui arriveront très vite. Je pense à la liaison Limoges-Angoulême ou à la Limoges-Poitiers. Pour ma part, j’ai déjà fait savoir que j’étais prêt à participer davantage aux contrats de plan État-Région, votés du temps de Poitou-Charentes et Limousin ».

Le président de Nouvelle-Aquitaine ne fait pour autant pas volte-face sur le rail. « Il faut bien sûr que le réseau routier soit le plus sûr possible mais nous, les régions, devons d’abord travailler à développer l’usage du TER. Plus le train dessert de gares, plus il a de chances d’intéresser les voyageurs, mais plus il s’arrête et plus il perd du temps et les voyageurs préfèrent donc prendre leur voiture. »

« Plus le train dessert de gares, plus il a de chances d’intéresser les voyageurs »

Quant à l’accessibilité du Limousin, Alain Rousset l’assure : « On ne peut pas suspecter le Président de la République de desservir le Limousin ou d’être hostile à la LGV. Le Conseil d’État a annulé la déclaration d’utilité publique. Alors, qu’est ce qu’on fait ? On investit un milliard d’euros sur le POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse). Cette ligne peut être améliorée. J’ai entendu une proposition consistant à transférer les rames de l’actuel TGV Atlantique pour le POLT une fois que seront mises en service les nouvelles rames entre Paris et Bordeaux. Je ne sais pas si c’est techniquement réalisable mais cela me semble être une bonne idée. Pour la liaison Limoges-Poitiers, il y a en tout cas deux pistes. Une par Vierzon et une qui raccorde le train à Ruffec et à la LGV. »

Olivier Chapperon

Source : http://www.lepopulaire.fr/limoges/vie-pratique-consommation/transport/2017/03/06/la-mobilite-enjeu-majeur-de-la-region-nouvelle-aquitaine_12309513.html

Partager

Laisser un commentaire :