200 nouveaux agents de sûreté dans les bus

Ainsi, Valérie Pécresse a annoncé le recrutement d’agents de sûreté au cours de l’année 2017. « Pour renforcer la sécurité dans les bus de grande couronne, leSTIF a décidé d’accorder plus de moyens aux opérateurs. En plus des agents de médiation déjà existants, 200 agents spécifiquement dédiés à la sûreté seront recrutés », a-t-elle indiqué. Et ce, pour un budget estimé à 10 millions d’euros sur quatre ans.

« La présence des médiateurs dans les bus est rassurante mais insuffisante en cas de conflit. Ils ne sont pas là pour faire la police. Nous souhaitons donc mettre en place ces agents qui seront habilités pour intervenir », ajoute-t-elle. Leur mission : Interventions directes en cas d’incivilités, îlotage « rassurant et dissuasif », accompagnement du contrôle et « mise en sécurité » des voyageurs et des conducteurs.

Gratuité des transports pour tous les fonctionnaires de police

Aussi, ces agents « pourront procéder à des contrôles d’identité et retenir les contrevenants en gare », note la présidente de Région, qui précise que le STIF finance également le recrutement d’effectifs supplémentaires à la RATP et à la SNCF pour « rassurer les voyageurs et assurer la sécurité », en plus de la future gratuité des transports pour tous les fonctionnaires de police de la région.

« Aujourd’hui, 30.000 policiers de Paris et de la petite couronne bénéficient de "facilités de circulation" dans les transports franciliens. Il y a 9.000 policiers en grande couronne qui ne sont pour le moment pas concernés », a détaillé Valérie Pécresse. Le coût de cette mesure sera de 7 millions d’euros par an pour le Stif, qui prévoit également un déploiement plus important de caméras.

Des caméras et des chiens

Si 23.000 caméras équipent déjà les gares et les stations de métro, Valérie Pécresse veut en effet aller plus loin. D’ici 2018, « 100 % des bus seront vidéo-protégés et en 2021, l’ensemble des trains et RER circulant en Île-de-France seront alors équipés de caméras de vidéo-protection ». 70 gares routières seront également équipées d’au moins une caméra.

Par ailleurs, les forces de sûreté gérées séparément par la RATP et la SNCF, seront rassemblées en un même lieu sous l’autorité du préfet de police. « L’objectif de mise en œuvre est fixé à 2019 pour un coût de 6 millions d’euros », précise le Stif.

A noter que dans le cadre d’une « détection plus rapide d’éventuelles menaces d’attentat », la Région a également annoncé le déploiement de 20 équipages opérationnels de cyno-détection d’ici la fin de l’année. Depuis 2014, le nombre de colis suspects a en effet augmenté de 122 % sur le réseau Transilien avec aujourd’hui 1.528 interventions par an, soit plus de quatre par jour.

Romain Lescurieux