Transports urbains: une ville de plus desservie par le SMTUS en cache une autre

La Voix du Nord La Voix du Nord - il y a 7 jours

Illustration : Les car Stibus du SMUTUS desservent La Longueville depuis le 1er janvier 2017. D’autres communes ou communautés de communes pourraient aussi l’être prochainement. Photo Sami Belloumi

Depuis cette année, La Longueville est desservie par les bus du Syndicat mixte des transports urbains de la Sambre (SMTUS) et non plus par le réseau Arc-en-ciel. Un déploiement de l’offre de transport que le syndicat mixte souhaite poursuivre pour pallier la fin du financement du conseil départemental, en décembre 2016.

Au revoir les bus Arc-en-Ciel, bonjour les Stibus du SMTUS  ! Depuis le 1er janvier, La Longueville est intégrée au réseau des transports urbains de la Sambre. Le maire, Stéphane Latouche, y voit « un service supplémentaire pour les administrés, plus en cohérence avec notre mode de vie, puisque nous sommes davantage tournés vers la Sambre et l’Avesnois que vers le Hainaut. » Traduction pour les habitants : une fréquence de ramassages et de dépôts plus soutenue et une ligne vers Aulnoye-Aymeries.

La décision de rallier le SMTUS avait été prise lors d’une délibération du conseil municipal en 2013. « Il a fallu plus de trois ans pour que ce soit effectif. Nous souhaitons réduire ces délais, car nous voulons élargir notre périmètre à d’autres communes, voire d’autres communautés de communes », explique Jean Durieux, le président. Car le syndicat mixte doit miser sur l’avenir : jusqu’ici, le conseil départemental prenait en charge la gestion des lignes. Mais depuis cette année, le SMTUS les supporte seul. « Depuis deux ans, nous effectuons un travail de prospective pour réduire les dépenses de fonctionnement et augmenter les recettes. Et cela passe par le redéploiement de notre offre de transport .»

L’intégration récente des lignes 408 (Maubeuge-Bousignies-sur-Roc) et 427 (Maubeuge-Jeumont) ainsi que quelques lignes pénétrantes, engendre un coût de fonctionnement supplémentaire de 450 000 € pour un total de 698 000 €. Elle suppose un versement transport (participation des employeurs occupant 11 salariés et plus au financement des transports en commun) plus importante. Mais la charge reste lourde à assumer, selon Jean Durieux : « Nous sommes le dernier réseau de transport à ne pas être financé par notre agglomération. Celle-ci supporte seulement la gratuité pour les étudiants. Il y aura peut-être une nécessité de débat avec les élus en 2018 pour qu’elle apporte une contribution. »

Alix Penichou

Source : http://www.lavoixdunord.fr
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