Valorisation des données transport ou l’importance pour les collectivités de maîtriser leurs données

LinkedIn LinkedIn - il y a 9 mois

La mobilité connectée change les usages et les modèles économiques de notre société. Blablacar, Uber, il suffit de suivre l’actualité pour se rendre compte que le transport de voyageurs n’est pas épargné par cette tendance. Cette révolution numérique doit être une prise de conscience pour les collectivités sur l’importance des systèmes d’information (SI) et de la donnée (DATA).

Les enjeux sont énormes y compris pour les collectivités qui ont cet avantage considérable de connaitre leur territoire. Cependant, cette connaissance doit être maîtrisée, sauvegardée et partagée pour ensuite être exploitée efficacement par des applications métier. Et qui dit connaissance dit obligatoirement gestion de l’information et plus particulièrement de la DATA.

Pour maîtriser la DATA, les collectivités doivent absolument s’approprier en interne la gestion et la sauvegarde des données propres à chacune des compétences qui leur sont attribuées.

Concernant la compétence transport, les collectivités sont donc amenées à :
  • Mettre en place un référentiel DATA transport normalisé respectant les recommandations de l’AFIMB.
  • Définir les règles d’accès, de gestion et de publication des données.  
Ces actions sont capitales pour l’avenir et les enjeux de la mobilité :  
  • Le référentiel DATA transport normalisé entraîne naturellement la pérennité et la réversibilité des données, gage d’indépendance de la collectivité vis-à-vis des applications métier déployées.
  • Les coûts d’intégration des logiciels métiers diminueront naturellement entraînant de ce fait une meilleure utilisation des investissements.
  • Les données normalisées ouvriront la voie à l’innovation en permettant à de nouveaux acteurs d’accéder facilement à l’information pour créer de la valeur autour de la donnée transport.
  • La collectivité pourra agréger de l’information provenant des autres systèmes internes (voirie, urbanisme, SIG, tourisme, activités économiques,…) pour analyser son offre de transport en fonction de son environnement. 
De la même manière, la collectivité sera libre d’agréger des données provenant de systèmes externes (météo, trafic routier, pollution,….) pour mieux comprendre les facteurs agissant sur la mobilité (smart city, big data).

En conclusion, les données transport constituent une base de connaissances métier, véritable patrimoine intellectuel de la mobilité d’un territoire.   Ne pas maîtriser ce capital serait une erreur stratégique pour les collectivités qui cherchent à améliorer, enrichir et développer leur offre de mobilité. 

Eric Gaignet

Source : LinkedIn
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