Arrêts à la demande

« Nous nous adaptons à la demande des jeunes », résume Christophe Vidal, « le maire  - honorifique - de la nuit », à l’initiative de cette expérimentation avec son association Toulouse Nocturne. Il a passé « quelques nuits blanches » dans la navette et en a tiré plusieurs enseignements. D’abord celui qu’il fallait assouplir le dispositif. Désormais, le bus s’arrête « à la demande », quand on le hèle, et il débarque les passagers où ils le veulent du moment que c’est sur son trajet. Christophe Vidal se réjouit aussi de la présence d’un agent de sécurité dans le bus, car « comme prévu, certains montent un peu excités », dit-il.

Enfin, Le maire de la nuit est content de voir monter dans le bus des serveurs ou plongeurs, des travailleurs de nuit qui n’avaient pas droit jusqu’ici à un transport en commun.

Blagnac s’y met aussi

Le premier bilan chiffré de la navette « Votre chauffeur » sera connu fin mars. Mais la fréquentation serait en moyenne pour l’heure d’une centaine de passagers par nuit. A 2 euros le trajet, la rentabilité du service n’est pas atteinte mais les habitudes mettent toujours du temps à s’installer.

L’idée fait en tout cas son chemin. La mairie de Blagnac vient de mettre en service son propose Noctambus en direction de Toulouse les jeudis, vendredis et samedis. Gratuit, il passe toutes les heures à Saint-Cyprien, Compans, Jeanne-D’Arc ou Jean-Jaurès. Mais seuls les Blagnacais peuvent y monter.

Helene Menal