Le réseau de transports en commun de Limoges et son agglomération va être revu en profondeur

Le Populaire du Centre Le Populaire du Centre - il y a 1 mois

Illustration : Le réseau STCLM va connaître de profonds changements ces prochaines années. © Thomas JOUHANNAUD

Dans quatre ans, la carte actuelle du réseau des transports en commun aura changé. Le but ? Que le bus et le trolley soient plus intéressants et plus rapides que la voiture.

« La voiture reste plus rapide que le bus, ce n’est pas bon », reconnaît le président de la communauté d'agglomération Limoges Métropole, Gérard Vandenbroucke.

Pour proposer une offre plus alléchante et rapide aux Limougeauds, le réseau va changer, de façon importante : création de nouvelles voies de circulation réservées aux bus, naissance de deux lignes structurantes (reliant nord/sud et est/ouest),  lignes plus courtes, apparition de lignes « rabatteuses »

Le chantier, à l’étude pour un an, devrait déboucher sur une hausse du nombre de véhicules, puisque les axes principaux auront un passage toutes les 6 minutes.

Résultat : le dépôt actuel, saturé avec ses 125 bus, devra s’appuyer sur un autre lieu de stockage, sûrement en zone nord. 

Autre changement attendu : dès 2025, le gazole sera interdit sur le réseau. Gaz, électricité, hybride, hydrogène… quelle technologie sera choisie ? La question n’est pas tranchée.

Sans le savoir, des passagers de la STCLM ont voyagé dans des véhicules qui roulaient avec des pièces défectueuses. La communauté d'agglomération, qui les remplace une à une, voit le bout de cinq ans de procédure.

Gagner l’arrêt de bus, valider son ticket, s’asseoir puis descendre à destination. Difficile, quand on est un simple usager des transports en commun, de se douter de tout l’entretien que demande un bus ou un trolley. Mais quand, en plus, ils sont livrés avec un défaut de conception, on imagine mal l’agitation qui règne à l’atelier géant situé rue du Clos-Moreau.

Et justement, jeudi, tout près d’un établi chargé d’outils en tout genre, une pièce estampillée « HS » venait d’être enlevée d’un véhicule. Jamais elle n’aurait dû se retrouver là aussi tôt. « 54 réducteurs, il y en a 2 par trolley, ont un défaut de conception. Pour des raisons de coût ou de contraintes diverses, ils n’ont pas été contrôlés comme ils auraient dû l’être par leur fabricant, Renault Trucks. Au bout d’environ 120.000 km, ils faiblissent sous la charge et doivent être remplacés », explique Michel Le Masson, chargé de faire visiter l’atelier du dépôt à plusieurs représentants de Limoges Métropole, jeudi.

Le problème, qui a été repéré grâce à une surmaintenance et l’analyse des huiles, aurait pu générer des pannes mécaniques (rien de dangereux pour les passagers), avec toutes les conséquences que cela implique en terme de circulation, de réparation et de gêne sur le réseau.

Les pièces défectueuses ont été remplacées contre un chèque de 600.000 € que le constructeur a pris à sa charge, mais la véritable réparation n’interviendra qu’à partir de septembre, et après signature d’un nouveau chèque de 700.000 €.

« En 2003, ils ont changé le type de réducteurs des véhicules, passant des dentures droites aux dentures hélicoïdales. Ce sont ces derniers modèles qui ont un problème. On va donc revenir aux dentures droites », conclue Michel Le Masson. 

Marion Buzy

Source : http://www.lepopulaire.fr
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