L’utilisation de la voiture en hausse

Les résultats de l’enquête sur les déplacements dans la métropole lilloise en dresse le constat : en dix ans, la part de la bicyclette est restée stable et se situe bien en deçà des objectifs (1,5 %). A contrario, les trajets en voiture (57,5% ; +1,5 pt) et en transport en commun (11%; +1 pt) ont augmenté.

Seule la ville de Lille a vu la part de la voiture se réduire fortement pour descendre à seulement un tiers des déplacements quotidiens. Les élus de la MEL ont donc décidé de mettre les bouchées doubles pour promouvoir l’usage du vélo au-delà des frontières lilloises.

Remboursement du quart du prix d’un vélo

Première mesure : une prime à l’achat d’un vélo neuf. A partir du 1er avril, la MEL s’engage à rembourser 25 % du prix d’achat avec un plafond fixé à 150 euros pour les vélos classiques et 300 euros pour les électriques. « Si la demande est importante, nous bénéficierons d’une rallonge budgétaire. Pour l’instant, 100.000 euros sont consacrés à cette opération », explique la vice-présidente (DVD) aux transports doux, Anne Voituriez (ça ne s’invente pas !).

Seconde mesure : l’aménagement de 100 km de nouvelles pistes cyclables d’ici à 2020. Aujourd’hui, la métropole de Lille en compte 850 km. « En quatre ans, nous allons investir 30 millions d’euros, soit le double de ce qui était investi jusqu’alors annuellement », précise Anne Voituriez.

Réduire les points durs

L’objectif sera également de réduire des points durs comme, par exemple, l’accès à la rue Javary et au pont de Fives à Lille. « C’est une grosse opération qui mobilise à elle seule 1,5 million d’euros. Les travaux doivent commencer cette année », note le directeur du département mobilité à la MEL.

En revanche, la location longue durée des V’Lille risque de disparaître bientôt. « L’expérience n’a pas trouvé son public », selon Anne Voituriez. « Il faut que la part de l’automobile régresse pour améliorer la qualité de l’air et réduire la thrombose de la circulation aux heures de pointe », souligne l’élue. Rendez-vous dans dix ans.

Gilles Durand