Méthanisation : l'Isère avance

L'Essor L'Essor - il y a 9 mois

Illustration : Elisabeth Laverdant - "Ce n'est pas un nouveau carcan" a tenu à souligner Jean-Pierre Barbier

La question de la méthanisation est complexe. Pourtant, ce procédé permet de générer des économies d'énergie et de s'inscrire dans une démarche de transition énergétique. C'est pour répondre aux nombreuses questions qu'elle soulève, qu'une charte a été signée le 22 mars dernier par le préfet, le président du Département et le président de la Chambre d'agriculture.

Si la méthanisation est utile, elle suscite malgré tout beaucoup de questions. Jean-Claude Darlet, président de la Chambre d’agriculture de l’Isère, les a rappelées le 22 mars dernier : « qu’est-ce qu’on veut méthaniser ? Dans quelle localisation ? Quelles dimensions l’outil doit-il adopter ? Quel équilibre économique ? » C’est justement pour répondre à toutes ces interrogations qu’une charte a été mise en place.

Faire du compost et du biogaz

Pour rappel, la méthanisation est un procédé bien connu pour la production de biogaz à partir de matières organiques. Elle permet également de produire du compost et de l’engrais liquide à partir du digestat. Ce compost servira pour l’épendage et le compostage. Ces matières organiques proviennent aussi bien des exploitations agricoles que de l’industrie agroalimentaire. Le biogaz produit par le méthaniseur pourra servir au réseau de gaz naturel, pour le biométhane ou encore pour l’électricité. La démarche s’inscrit pleinement dans la question de la transition énergétique. « C’est un point important pour les agriculteurs. La question de l’énergie est également importante sur les exploitations agricoles », précise Jean-Claude Darlet.

« Ce n’est pas un nouveau carcan », précise tout de suite Jean-Pierre Barbier, président du Département. Au contraire. Le document est en fait un guide pour que les acteurs réussissent leur projet de méthanisation. « Ce document se veut pragmatique (…). La charte montre des points de passages essentiels pour la réussite d’un projet », juge Lionel Beffre, préfet de l’Isère. La charte insiste donc sur la concertation autour du projet qui doit être nécessaire et ce dès son émergence. Le document évoque aussi la viabilité économique des projets. Un point sur lequel Jean-Pierre Barbier est revenu lors de la signature : « à chaque fois qu’on financera un équipement, on sera vigilant à sa rentabilité ».

Elisabeth Laverdant

Source : http://lessor.fr/methanisation-l-isere-avance-18483.html

Partager

Laisser un commentaire :