Incidents sur la ligne Marseille/Draguignan

Et visiblement des dysfonctionnements il y en a. « Depuis le lancement de l’appli, on reçoit environ une cinquantaine de contributions par jour », avance Stéphane Coppey, secrétaire général de l’association qui a imaginé l’application. Un bilan des retours d’utilisateurs est dressé toutes les six semaines.

On apprend par exemple dans celui d’avril que les contributions concernent à 82 % des problèmes de fiabilité (retard ou suppression), dont le tiers des incidents sont répertoriés sur la ligne Marseille-Les Arcs/Draguignan.

Toutes les données récoltées permettent à l’association homonyme « Nos TER PACA » de faire des remontées. « Lors des assises sur les transports organisées par la région, nous avons pu évoquer les conclusions avec les personnes en charge du dossier.

Cela donne un aperçu des problèmes à résoudre », explique Stéphane Coppey, avant d’ajouter que « même la SNCF prend connaissance de nos résultats ». Une belle victoire pour l’association.

Intermodalité

Forte de ses quelques mois d’expérience, elle fait évoluer son application en « Nos transports PACA », répertoriant tous les modes de transports de la région. « On a décidé d’intégrer des éléments d’intermodalité. Avec cette application, on peut répertorier des incidents de tous les transports sur la région », détaille Gilles Marcel, le président de l’association. Même ceux ne relevant pas de la compétence régionale, comme les métros, les tramways ou encore les liaisons maritimes.

Le résultat, une application simple d’utilisation où il suffit d’indiquer son mode de transport puis le trajet effectué ainsi que l’heure. Ensuite, les options de contribution restent les mêmes, mais on peut y ajouter une photo. « On répond à des besoins clairement exprimés de la part des usagers. Mais le but n’est pas de toujours râler, c’est aussi proposer des solutions », avance Stéphane Coppey.

Créer une communauté

Il veut aller encore plus loin. Depuis mercredi, une campagne de financement participatif est lancée pour rendre l’application encore plus participative. « Nous souhaitons créer une véritable communauté d’utilisateurs, en fonction de l’itinéraire choisi, pour qu’ils s’entraident », se projette Gilles Marcel.

Si un utilisateur est au courant d’un retard, il pourra prévenir les autres membres de sa communauté. Si l’un d’eux dispose d’une voiture, il pourra proposer du covoiturage aux autres utilisateurs pour pallier le retard ou l’annulation du train. « Le but est simple, utiliser le potentiel au mieux afin de redonner envie aux gens d’utiliser les trains », conclut-il. Sachant que la région était la championne en 2016 sur le nombre de TER en retard, il y a encore du pain sur la planche.

Adrien Max