BioGNV : Edouard Philippe et Nicolas Hulot visitent Cryo Pur

Mobilités Magazine Mobilités Magazine - il y a 7 mois

Lors de leur premier déplacement, Edouard Philippe et Nicolas Hulot ont décidé de mettre en lumière l’innovation technologique au service de la transition énergétique et écologique.

Ils ont choisi BioGNVal, la station d‘épuration de Valenton, dans laquelle le groupe Suez produit du biogaz, un mélange de méthane et de CO2, à partir du traitement des eaux usées. A partir de ce biogaz, le démonstrateur industriel Cryo Pur produit du biométhane liquide (Bio-GNL).

Le Bio-GNL, produit à partir de déchets, réduit de 90% les émissions de gaz à effet de serre en comparaison au diesel. Il n’émet par ailleurs aucune particule fine et réduit de 80% les émissions d’oxydes d’azote. Ce carburant fait donc partie des solutions à développer pour mettre en œuvre la transition énergétique dans le secteur des transports.
Selon ses promoteurs, le Bio-GNL présente deux intérêts majeurs dans le développement de la filière biométhane. C’est une solution disponible dès à présent pour se substituer au diesel pour le transport routier, sachant que le bio-GNL assure une autonomie double de celle du gaz comprimé.
 D’autre part, le biométhane liquide permet à de nombreux projets de méthanisation agricole éloignés des réseaux de gaz naturel de produire du biométhane facilement transportable.

La visite a été l’occasion pour les partenaires du projet BioGNVal d’exposer au Premier Ministre et au Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire le besoin urgent de faire évoluer la réglementation sur le biométhane. Si Cryo Pur a vendu sa première unité commerciale en Irlande du Nord et est en discussion avancée dans d'autres pays européens comme l'Italie, le marché français est aujourd'hui incertain. En effet aujourd’hui, seule l’injection de biométhane dans les réseaux de gaz naturel bénéficie d’une réglementation et d’un tarif d’achat permettant aux porteurs de projet d’investir dans des unités de production de biométhane.

Afin de permettre l’usage direct du biométhane comme carburant ou combustible, sous forme liquide (Bio-GNL), ou sous forme comprimée (Bio-GNC). La filière, réunie au sein du Club Biogaz, demande aux pouvoirs publics d’ouvrir la réglementation et le tarif du biométhane injecté au biométhane non-injecté. Selon ce club, cette ouverture ne doit pas se faire en concurrence avec la filière injection mais bien en complément, pour permettre un décollage et un développement pérenne de cette énergie d’avenir.

Pierre Cossard

Source : www.mobilitesmagazine.com
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