Réunir planche sur la loi NOTRe, le GNV et les Cars Macron

Mobilités Magazine Mobilités Magazine - il y a 6 mois

Le groupement Réunir, réseau de PME indépendantes du transport routier de voyageurs, a réuni ses adhérents le 15 juin dernier à Lille pour sa Conférence Transports et Mobilité annuelle. Plus de 200 acteurs du secteur avaient fait le déplacement, attirés par les différentes thématiques abordées au long de la matinée.

La loi NOTRe

En premier lieu, il a s’agit de tirer les premiers enseignements de la mise en œuvre de la loi NOTRe. Lors du débat intitulé La région mobilisée pour booster la mobilité, Michel Neugnot, président de la commission Transport et Mobilité de Régions de France, a par exemple insisté sur la nécessité du développement des systèmes d’informations multimodales, « afin que la région, nouvel architecte, puisse disposer d’une vision globale des besoins, et créer le bon mouvement vers la simplification du parcours des voyageurs… »

Tout juste regrette-t-il le non transfert de la responsabilité des routes, « qui devront rapidement être connectées et électriques », ainsi que le vieillissement alarmant des infrastructures ferroviaires, « ce qui posera un problème lors de l’ouverture à la concurrence qui pourrait démarrer dès 2019 dans les régions volontaires… ».

Lors d’une autre séquence de la matinée, baptisé Quelle proximité pour les transports scolaires ? Patrick Kanner, ancien ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports du second gouvernement Valls, et conseiller départemental du Nord, a tenu à rappeler à une assistance convaincue que ce transport « participe d’un choix politique susceptible d’instiller la culture du transport collectif dès le plus jeune âge, et qu’il participe activement au développement des territoires, notamment les moins denses… ».

Le GNV en vedette

Du débat intitulé Comment développer le mix énergétique dans les transports?, on retiendra d’abord une liste « à la Prévert » de textes qui va s’imposer aux opérateurs dans le cadre de la fameuse transition énergétique en cours (un sujet par ailleurs largement abordé dans le cadre des Rencontres d’Avenir organisées par Mobilités Magazine à Montréal. Voir le notre N°6, disponible dès le 1er juillet).
 
Par ailleurs, le choix des invités ne laissait aucun doute quant à la filière privilégiée comme alternative crédible au diesel pour l’activité des adhérents de Réunir. Ainsi, Gilles Durand, secrétaire général de l’AFGNV (Association Française du Gaz Naturel pour Véhicules) a-t-il tenu à préciser que la filière s’était fixée un objectif de trois stations construite chaque mois de 2017, tandis qu’Arnaud Tellier, ingénieur Produits-carburant Alternatifs chez Total, mettait en avant le développement des stations « Multiproduits » de sa marque (GNV/GNL inclus), qui en compte déjà 450 dans le monde.

Enfin, pour Jean-Marc Boucheret, responsable Produit d’Iveco Bus, « le GNV est le seul vrai carburant compétitif dans l’interurbain ». Selon diverses études mise en avant pour l’occasion, une analyse dite « du puit à la roue », met en lumière une diminution de 15% de la production de CO2 du GNV par rapport au Diesel, une baisse qui atteint même 80% dans le cas d’utilisation du Biogaz. Mieux, toujours selon Jean-Marc Boucheret, la consommation diminuerait de 4% sur autoroute et de 13% en milieu urbain.

Quant à Véronique Bel, chef de projet GNV de GRDF, elle demande un appel à projets sur les véhicules au gaz, et une récupération partielle de la TICPE sur ce carburant.

Les cars Macron

Dernier sujet abordé lors de cette conférence, celui des autocars longues distances. Un débat ouvert par Bernard Roman, président de l’Arafer, l’autorité de régulation, et poursuivi avec les « patrons » des trois opérateurs français : Robert de Barbentane, DG de Ouibus, Yvan Lefranc-Morin, DG de Flixbus France, et Hugo Roncal, DG d’Isilines.

Tous les interlocuteurs présents ont de concert loué la « maturation » politique par rapport aux autocars Macrons, « qui aménagent les territoires, et transportent 10 millions d’électeurs ».

Ils ont aussi mis en lumière les lacunes qui devaient encore être abordées pour permettre un développement harmonieux de cette offre : la mise en place d’infrastructures – « même modestes » - aux arrêts, et la possibilité donnée à ces services d’avoir accès aux voies réservées en milieu urbain…

Pierre Cossard

Source : www.mobilitesmagazine.com

Partager

Laisser un commentaire :