Une feuille de route pour l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire

Arafer Arafer - il y a 5 mois

Le transport ferroviaire vit déjà la concurrence, mais c’est surtout celle des autres modes de transport. Prévue par le quatrième paquet ferroviaire adopté fin 2016 par le Parlement européen, l’ouverture du marché des services voyageurs en France doit à présent être activement préparée. Nous disposerons de peu de temps pour le faire mais l’exemple des voisins européens qui nous ont devancés doit nous aider.

Le colloque que l’Arafer vient d’organiser a mis en avant ces expériences étrangères, décrites et analysées par les intervenants : experts, académiques, régulateurs et opérateurs. J’aimerais souligner deux enseignements que j’en retire, par-delà la diversité des situations.

Les pays européens qui ont ouvert leur marché ont su tirer de cette évolution un renouveau dans leur offre de transport, une amélioration de la qualité de service et une augmentation des trafics. De quoi être optimistes dans un contexte aujourd’hui lourdement marqué par les inquiétudes sur l’avenir du rail français.

Pour mener à bien ces évolutions, la gestion du calendrier est un facteur important de succès. Le « big bang » est moins la promesse du succès immédiat que le risque d’une déstabilisation du système. Le processus d’apprentissage est nécessairement long, aussi bien pour les autorités organisatrices de transport que pour les opérateurs, mais il doit s’engager sans tarder pour porter progressivement ses fruits au bénéfice de tous et, en particulier, des voyageurs.

L’ouverture à la concurrence n’est pas une fin en soi, elle est une opportunité pour relancer notre transport ferroviaire. Le gouvernement a confirmé que la future loi d’orientation préparerait cette évolution. La responsabilité de l'Arafer sera d’y apporter sa contribution, son éclairage objectif et indépendant, pour en faire une réussite pour tous.

Bernard Roman, président de l'Arafer 

Source : http://www.arafer.fr
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