Viabus, le petit autocariste qui monte

Mobilités Magazine Mobilités Magazine - il y a 2 mois

A la création de la société en 2008, le pari n'était pas gagné. Aujourd'hui, Viabus a trouvé sa place dans le paysage des transports franciliens. La stratégie et le travail des frères Bernini ont payé.

Viabus est en train de franchir une nouvelle étape dans son développement. Au juillet prochain, la petite entreprise créée en 2008 par Guillaume et Bertrand Bernini, fils de Jean Bernini, illustre président du Groupe Espace (revendu à Transdev) et petits-fils de Giovanni Bernini, fondateur des Cars Marne et Morin, s'apprête à passer sans transition de 45 à 60 véhicules et à intégrer 35 employés supplémentaires dans ses locaux de Poincy, près de Meaux, en Seine-et-Marne. « On va frôler la centaine de salariés », note Bertrand Bernini, directeur général et co-fondateur de Viabus avec son frère aîné Guillaume. 

Contrat Noctilien
Ce changement de taille soudain fait suite au contrat Noctilien remporté face à Keolis, « notre plus gros contrat en transport régulier à ce jour ». Pour assurer ce service nocturne sept jours sur sept, Viabus a investi dans 13 véhicules neufs (six Crossway Mercedes Iveco et sept Mercedes Intouro) équipés de caméras de vidéo-surveillance et adaptés aux personnes à mobilité réduite. Si ce contrat de sept ans (5 +1 +1) signé avec la SNCF, un client historique, marque donc un véritable tournant dans la courte histoire de la jeune société, pas question néanmoins pour ses dirigeants d'en faire une affaire d'Etat. « Ce n'est pas la première fois que l'on fait du transport régulier. La première étape, c'était en 2015. Notre filiale Viamo-Melun, créée avec les Cars Moreau, avaient gagné l'appel d'offres de la nouvelle ligne express entre Meaux et Melun, face aux quatre groupes -Keolis, Transdev, RATP Dev et CarPostal », relativise Bertrand Bernini.

La Transition Energétique, doucement mais surement
Les frères Bernini sont favorables à la transition énergétique... à condition qu'elle soit rentable pour l'entreprise. « Si l'autorité organisatrice la finance, pas de problème. Si l'on nous propose des solutions à des coûts comparables, on est partants ! », indique Bertrand, directeur général de Viabus. Cette prudence n'empêche pas les dirigeants de s'intéresser de près au sujet. « Je crois énormément au gaz liquide compatible avec un moteur diesel », confie Guillaume. Doucement mais sûrement, l'entreprise investit donc de manière raisonnée dans de nouveaux équipements plus écologiques : un portique de lavage avec récupération des eaux de pluie par ci, des Euro 6 par-là (l'entreprise en compte 23 au total) et même deux bornes de charge rapide pour les deux véhicules électriques d e fonction de la société ! «J'ai opté pour une Zoé électrique. C'est un bonheur à conduire. C'est silencieux, automatique. On a une sensation de zénitude », témoigne Guillaume Bernini.

Marie-Noëlle Frison

Source : Extraits d'un article de Mobilités Magazine - édition de Septembre 2017
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