Salaün. Le groupe cède ses autocars

Le Telegramme Le Telegramme - il y a 2 mois

Le groupe Salaün a cédé ses autocars à l'entreprise costarmoricaine Jézéquel tourisme. L'activité reste en revanche à Châteaulin.

Le groupe Salaün vient de céder sa branche autocars à Jézéquel Tourisme (22). Une cession tout à fait logique, selon Michel Salaün, P-DG de la société pont-de-buisienne.

Le groupe Salaün vient de céder sa branche autocars à Jézéquel Tourisme (22). Une cession tout à fait logique, selon Michel Salaün, P-DG de la société pont-de-buisienne.

C'est une page qui se tourne pour le groupe Salaün, basé à Pont-de-Buis (29). Michel Salaün, actuel P-DG et petit-fils du fondateur de l'entreprise créée en 1932, a en effet officiellement cédé Salaün Autocars (84 salariés, 49 autocars de plus de 18 places), le 30 septembre, à Franck Jézéquel, P-DG de la société Jézéquel Tourisme (70 salariés, 4,5 M€ de chiffre d'affaires en 2016), basée à Louargat (22).

« Les autocars noirs continueront de rouler »

« C'est une évolution logique pour nous, qui entre dans le cadre du développement de nos activités de tour-opérateur. Aujourd'hui, l'activité autocariste ne représente que 5 % de notre chiffre d'affaires, qui est de 215 M€. En Alsace, par exemple, les gens nous connaissent comme une agence de voyages ; ils ignorent que Salaün possède des autocars », minimise le patron pont-de-buisien. « Les autocars noirs rouleront toujours, cela ne changera rien pour les clients. La seule différence, c'est que je n'en serai plus le propriétaire. C'est déjà le cas en Grèce ou en Andalousie, où des bus aux couleurs Salaün roulent alors qu'ils ne nous appartiennent plus. Et nous continuerons à organiser des séjours en autocars en tant qu'opérateur, comme les séjours linguistiques pour les jeunes, par exemple », poursuit-il. « Aucun impact sur les 84 salariés non plus : ils resteront travailler à Châteaulin », promet Michel Salaün.

« Aucun rapport avec l'activité Ouibus »

Ce dernier évacue également les doutes quant à une éventuelle envie de céder les « cars Macron », qui peinent à devenir rentables. « Cela n'a aucun rapport », certifie le voyagiste. « Nous étions affrétés par Ouibus, donc nous ne prenions aucun risque sur le remplissage, la recette était garantie ». Pour mémoire, en 2015, Michel Salaün avait investi près de 5 M€ dans seize nouveaux autocars de 57 places, au moment de la libéralisation du transport en autocars prévue dans la loi Macron.

Dimitri L'hours

Source : http://www.letelegramme.fr/economie/salaun-le-groupe-cede-ses-autocars-03-10-2017-11686579.php

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