Rennes : 250 personnes lâchent leur voiture pour Mobil’acteurs

Ouest France.fr Ouest France.fr - il y a 13 mois

Pendant 15 jours, les Mobil'acteurs se sont mobilités pour optimiser les émissions de CO2 de leurs déplacements. | Olivier Berrezai

L’opération de Rennes Métropole s’appuie désormais sur une application mobile qui permet de toucher plus de public. Le but reste le même, réduire l’empreinte carbone des déplacements, grâce à des modes doux, les transports en commun ou le covoiturage.

L’opération de Rennes Métropole s’appuie désormais sur une application mobile qui permet de toucher plus de public. Le but reste le même, réduire l’empreinte carbone des déplacements, grâce à des modes doux, les transports en commun ou le covoiturage.

57 équipes regroupant plus de 250 personnes pendant 15 jours. C’est le bilan de Mobil’acteurs édition 2017, qui s’est déroulé du 18 au 30 septembre. Ce dispositif, mis en place chaque année depuis 3 ans par Rennes Métropole, vise à encourager les habitants à laisser de côté leur voiture deux semaines durant.

Pour ce faire, la collectivité « recueille des inscriptions sur la base du volontariat », comme l’explique Marion Stenou, chargée d’études de déplacements à Rennes Métropole. Ces cobayes doivent alors constituer une équipe, en général au sein de leur entreprise. Ils sont ensuite accompagnés pour trouver des solutions alternatives à la voiture solo pour leurs déplacements.

Citré - Rennes en vélo chaque semaine

Bus, train, métro, car, vélo à assistance électrique, tout est possible. Pour encourager ces pratiques, un pack mobilité est remis à chacun avec notamment un abonnement Star. Il faut souvent combiner plusieurs modes de transport comme « monter un vélo pliant dans le train » explique Marion Stenou. Chaque cas est pris individuellement avec un regard sur « où [les participants] travaillent, la distance à parcourir, les transports en commun ». Parfois, le défi est très relevé. Cette année, l’équipe du SDIS 35 comptait un habitant de Cintré. Étant pompier, il a « des gardes de 48h qui débutent à 6h le week-end ». Impossible de prendre le train. Il a donc réalisé ses déplacements « à vélo » et donc « rapporté un max de points à son équipe ».

Un suivi GPS en temps réel

Car depuis l’année dernière, l’opération s’appuie sur un challenge entre équipe à travers une application mobile. Chaque participant peut ainsi « déclarer son trajet par lui-même avec un suivi GPS », précise la co-responsable de Mobil’acteurs. En fonction du mode de transport il gagne plus ou moins de point (1km en vélo est plus fort qu’1km de covoiturage par exemple) car « les distances ne sont pas les mêmes ». À l’arrivée, le voyageur peut connaître « son temps de trajet, les kilomètres parcourus et le CO2 économisé par rapport à la voiture ». S’il n’y a rien à gagner pour les équipes, « le challenge créé une émulation », mais aussi « une convivialité » indispensable à la réussite de l’opération.

Du changement dans les entreprises

Cette évolution technique a aussi permis d’ouvrir la participation à tous ceux qui le souhaitaient. Pour la 4e édition « n’importe qui pouvait constituer une équipe » afin de « défier les équipes officielles ». Seules différences, ces participants n’ont pas d’accompagnement et n’ont pas de contraintes vis à vis de la voiture solo. Un succès néanmoins, car en plus des cinq équipes officielles, 52 équipes se sont constituées. On y retrouve « beaucoup d’entreprises ayant un plan de déplacement » (PDE). Ils rentrent donc parfaitement dans le cadre de Mobil’acteurs, l’objectif étant d’amener un effet d’entraînement dans les sociétés participantes.

Une généralisation difficile de l’accompagnement

Et cela semble plutôt fonctionner car « à peu près 100 % des participants déclarent un changement dans leur mobilité » pour Marion Stenou. Beaucoup « maintiennent leurs habitudes », notamment avec les vélos électriques. D’autres ayant besoin de déménager « ont choisi leur nouveau lieu d’habitation par rapport au bus ».

Un succès qui pourrait amener un accompagnement permanent ? Compliqué pour Marion Stenou car « on ne sait pas comment faire à grande échelle ». Le principe a aussi été testé sans les équipes. Cela a amené « des résultats perso intéressants » mais « pas un effet de groupe ». Si « plein de gens aimeraient » faire ces changements de mobilité, le petit coup de pouce peut aussi venir des entreprises. A l’image du SDIS, qui vérifie désormais les bornes à incendie… à vélo.

Anthony Chénais

Source : www.ouest-france.fr
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