Ternois Com adhère à la plateforme «passpass» pour développer le covoiturage

La Voix du Nord La Voix du Nord - il y a 12 mois

Adhérer à la plateforme passpasscovoiturage.fr, c’est bien, mais Ternois Com va aussi devoir se poser la question des aires de covoiturage. L’ex-com de com de l’Atrébatie en avait aménagé une à Aubigny. PHOTO ARCHIVES JOHAN BEN AZZOUZ - VDNPQR

Le Syndicat mixte intermodal régional des transports a lancé cet été la plateforme passpasscovoiturage.fr visant à développer le covoiturage. Un outil auquel la communauté de communes a décidé d’adhérer.

On le sait, la mobilité, c’est un réel souci dans le Ternois. Notamment chez les jeunes, comme le montre une étude qui avait été commandée par le Pays du Ternois. Si 30 % des jeunes sont à la recherche d’un emploi ou d’une formation, 60 % n’ont pas le permis. De même, plus de 60 % des bénéficiaires du RSA n’ont pas de moyen de mobilité. Pour trouver du boulot ou une formation, inutile de dire que c’est plus que pénalisant.

Ces quelques chiffres de l’étude ont été rappelés mercredi après-midi lors du conseil communautaire de Ternois Com par Éric Quiquet, directeur du SMIRT. Le SMIRT ? Le Syndicat mixte intermodal régional des transports. «  Une émanation de la Région qui favorise l’intermodalité au niveau des transports, notamment le covoiturage  », a expliqué le président Marc Bridoux. Et si le directeur du SMIRT est venu à la rencontre des délégués de Ternois Com, c’était pour présenter un des outils du SMIRT, à savoir la plateforme passpasscovoiturage.fr. «  Cette fonction de covoiturage nous fait défaut  », admet Marc Bridoux.

Le Ternois, premier territoire à s’engager

Le covoiturage, «  c’est une solution qui ne coûte pas cher à la collectivité et qui est complémentaire de l’offre existante sur un territoire  », note Éric Quiquet. Comme le train, le réseau de bus ou le transport à la demande. La plateforme passpasscovoiturage.fr est en ligne depuis le mois de juin. «  Le covoiturage, ce n’est pas ça qui va régler les problèmes de mobilité, mais c’est une offre en plus  ». En devenant partenaire de la plateforme, ce qui a été accepté et voté par les délégués, Ternois Com va recevoir l’aide du SMIRT pour développer le covoiturage sur le territoire. «  Dans notre stratégie, on anime le territoire, on fait de la communication, on sensibilise les entreprises  ». Le coût de cette politique est d’à peu près 20 000 euros «  et le SMIRT prend en charge 70 %. Vous êtes le premier territoire avec qui on risque de conventionner. L’adhésion annuelle est renouvelable  ».

Alexis Degroote

Source : www.lavoixdunord.fr
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