L'UFC Que Choisir assigne Flixbus et Ouibus en justice

boursier.com boursier.com - il y a 1 mois

Les deux compagnies d'autocar recèlent "une myriade de clauses" pouvant être "qualifiées d'abusives et/ou d'illicites", estime l'association.

L'UFC-Que Choisir a annoncé ce mardi avoir assigné en justice deux des principaux acteurs des "cars Macron", Ouibus (filiale de la SNCF) et Flixbus. Problème pour l'association de défense des consommateurs : des conditions générales de vente (CGV) qui recèlent "une myriade de clauses" pouvant être "qualifiées d'abusives et/ou d'illicites au regard des législations nationales et de l'Union Européenne". En l'occurence, l'UFC a repéré 28 abus pour Ouibus et 43 pour Flixbus.

Des "sorties de route" que l'association a classé en quatre catégories. Elle épingle d'abord le manque d'information en cas de retard ou d'annulation d'un car. "Les clauses contenues dans les contrats tendent à délier les transporteurs de cette obligation", peut-on lire dans un communiqué. Ouibus se voit aussi reproché de ne pas indiquer clairement au voyageur le montant des frais qui peuvent lui être appliqués en cas d'annulation ou de billets achetés auprès des points de vente.

Des règles floues
Autres problèmes : les deux compagnies se permettent de modifier les horaires de départ ou de correspondance, et dans ces cas, les droits des voyageurs sont très limités, notamment en matière d'indemnisation. Elles font aussi en sorte de minimiser au maximum leur responsabilité en cas de dommages sur les bagages, ou concernant les prestations à fournir, et les incidents liés à l'utilisation de leur site ou application.

Enfin, l'UFC pointe du doigt de nombreuses conditions générales "qui sont incompréhensibles" et "parfois rédigées en langue étrangère", en ce qui concerne Flixbus. L'association rappelle que depuis la libéralisation en 2015 du marché du transport de voyageurs par la Loi Macron, le recours par les consommateurs au service d'autocars est en constante progression - le nombre de voyageurs a grimpé de 25% au premier trimestre 2017.

Claire Lemaitre

Crédit photo : © Ouibus
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