Avant leur arrivée à Paris, nous avons testé les vélos Smoove à Montpellier

Le Figaro Le Figaro - il y a 15 jours

Une station Velomagg à Montpellier Francois Delétraz

Alors que le nouveau Vélib' qui devait ouvrir le 1er janvier à Paris a pris beaucoup de retard, nous sommes allés à Montpellier tester le système mis en place par la société Smoove.

Contre toute attente, c'est le consortium Smoovengo[1] qui a emporté l'appel d'offres pour remplacer les Vélib' à Paris. Un consortium qui comprend la société montpelliéraine Smoove, spécialiste du vélo en libre service, et aussi Indigo, Mobivia et Moventia. Smoove avait il y a une dizaine d'années déjà commencé ses activités en équipant la capitale de l'Hérault. Depuis, de nombreuses villes ont fait appel à ses services comme Clermont-Ferrand ou Strasbourg.

Nous nous sommes rendus à Montpellier pour tester ce système mis en place essentiellement pour des petits déplacements au centre-ville, et deux jours durant, nous avons multiplié les allers et venues. Première étape, obtenir la carte d'abonné au bureau TaM (Transport de l'agglomération de Montpellier Métropole) près de la gare Saint-Roch afin de nous déplacer à notre guise. Après 30 minutes d'attente pour accomplir cette formalité, première déconvenue: le guichetier avait oublié de nous communiquer le code nécessaire au déverrouillage du premier vélo. Résultat, 25 nouvelles minutes d'attente pour joindre le centre d'appel pour finalement apprendre que le fameux code est simplement notre jour et mois de naissance.

Un boîtier électronique embarqué

Particularité du système Smoove, le système informatique est intégré aux bicyclettes. Cette nouveauté devait permettre de limiter les dégâts en cas de panne a-t-on pensé. C'est l'inverse: ce matin là une panne affectait l'ensemble du réseau, ce qui rendait toute location impossible. De plus, un tiers des vélos que nous avons ensuite utilisé avait un problème technique: absence de freins ou vitesses cassées pour la plupart. Autre gros souci: nous nous sommes trouvés plusieurs fois face à des stations pleines ou des stations... vides. Par conséquent, impossible de prendre ou de rendre un vélo selon le cas. Nous avons également rencontré plusieurs problèmes avec des vélos qui ne se débloquaient pas facilement de leur point d'attache.

Le service de communication de société TaM qui exploite les transports publics de Montpellier avec Transdev n'a pas souhaité répondre à nos demandes malgré une dizaine de tentatives. Il n'a pas non plus accédé à notre requête d'interview avec le nouveau directeur général Luc Egoumenides venu de Grenoble. Quant à la société Smoove, son dirigeant Laurent Mercat, que nous avons rencontré, rejette les responsabilités de ces dysfonctionnements sur TaM.

François Delétraz

Source : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/01/01/20002-20180101ARTFIG00036-avant-leur-arrivee-a-paris-nous-avons-teste-les-velos-smoove-a-montpellier.php

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