Département-Métropole : vers un accord politique sur les projets routiers

La dépêche La dépêche - il y a 11 mois

Georges Méric est d'accord pour participer au financement de la réfection du pont de Gagnac, maillon clé des routes de la Métropole, qui est en mauvais état./ Photos DDM, Michel Viala et David Bécus

Le président du Département, Georges Méric, s'est dit prêt, hier, à participer au financement des projets routiers de la Métropole, projets longtemps différés.

Les automobilistes englués matin et soir dans les bouchons du périphérique, des entrées d'Airbus, du rond-point de Seilh ou d'ailleurs ne rouleront pas mieux dès demain. Mais en ce début d'année, l'esquisse d'un accord politique pour le financement de projets routiers dans l'agglomération toulousaine, longtemps restés lettre morte, se dessine. Hier, le président du conseil départemental, Georges Méric, lors de ses vœux à la presse, s'est dit prêt à participer financièrement à la construction de ces coûteuses infrastructures sur le territoire de Toulouse[1] Métropole où, depuis le transfert de ses routes en 2017, la loi ne lui fait plus obligation d'intervenir.

Le chef de file PS du Département répond là à l'interpellation récente du président LR de la Métropole, Jean-Luc Moudenc. Sans s'avancer sur une enveloppe budgétaire, Georges Méric considère que les négociations sont ouvertes. « Pourquoi pas une conférence de presse commune en juin ? », a-t-il lancé, preuve que sur ce dossier longtemps conflictuel, les choses avancent.

Pont sur la Garonne

Les habitants du Nord de l'agglomération seront vraisemblablement les premiers bénéficiaires de cette entente. Jean-Luc Moudenc avait indiqué qu'il faisait de ce secteur une priorité. Hier, Georges Méric a pareillement souligné la nécessité de construire un pont sur la Garonne à Saint-Jory et de refaire celui de Gagnac. Ce franchissement du fleuve serait la pièce maîtresse d'un contournement par l'ouest de Toulouse.

Georges Méric a ainsi évoqué «cinq ou six projets» qui peuvent faire l'objet d'un accord, dont «la déviation de Seilh et la voie du canal Saint-Martory».

Pour autant, le président du Département a mis les points sur «i». Attaqué sur la somme transférée à la Métropole avec les 550 kilomètres de routes départementales, il a assuré avoir donné plus que ce qu'imposait la loi : 12,5M€ au lieu de 10.

Il a aussi redit ses priorités en matière de mobilité en tant que patron du Département : son soutien aux transports en commun avec les 201 M€ alloués au Plan mobilité de Tisséo, sa volonté de créer de l'emploi dans le département, hors Métropole, pour limiter les déplacements, et de développer pour cela le numérique. Il a réaffirmé aussi son opposition à une seconde rocade décrétée «inutile par Jean-Louis Borloo». Enfin, Georges Méric lie l'accord sur les routes aux propositions de coopération faites en décembre sur «l'image européenne de Toulouse et la lutte contre des quartiers ghettos».

Jean-Noël Gros

Source : https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/18/2724114-vers-un-accord-politique-sur-les-projets-routiers.html

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