Oise : un bracelet connecté contrôle les écoliers dans le bus

Le Parisien Le Parisien - il y a 4 mois

Fournival (Oise), ce lundi. Chloé porte au poignet un bracelet connecté. Ses parents sont informés par SMS de chacun de ses passages dans le car scolaire. LP/J.H.

Ce dispositif, qui informe les parents par SMS, est expérimenté sur le Regroupement pédagogique intercommunal de Fournival, Saint-Rémy-en-l’Eau et Valescourt.

Ils bipent à chaque montée et descente du car scolaire. Depuis la rentrée des vacances de la Toussaint, 47 élèves du Regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Fournival, Saint-Rémy-en-l’Eau et Valescourt sont équipés d’un bracelet connecté. A chacun de leur passage dans le bus, les parents reçoivent un SMS (voir ci-contre). Ce dispositif expérimental baptisé Car@scol, unique dans les Hauts-de-France et mis en place par la région, a été présenté ce lundi.

La technologie a été mise au point par une start-up parisienne dont le nom, Groupeer, parlera aux cinéphiles amoureux de « La septième compagnie ». « Les enfants ne sont pas géolocalisés. Ce n’est pas une balise GPS. Nous n’aimons pas cette idée, notamment à cause des risques de piratage », précise Sébastien Tremey, le cofondateur de la société qui fournit déjà l’UCPA (Union nationale des centres sportifs de plein air).

« Il y a toujours une surveillance humaine »
Sur son smartphone, Sandra, qui conduit le bus d’écoliers à travers la campagne du Plateau picard, consulte le nombre de petits passagers présents via une application spécifique. « C’est très simple. Tout est automatique. C’est rassurant pour les parents et pour moi. Oublier un enfant, c’est quelque chose qui me préoccupe », observe-t-elle.

Les bambins portent le bracelet autour du poignet ou le laissent dans leur cartable. Pour limiter les ondes, il n’émet que 0,1 sec toutes les six secondes. Et pendant ce bref instant, sa puissance est 1 000 000 fois inférieure à celle d’un téléphone. « Et par rapport à un système billétique, c’est très économique. Un bracelet coûte une dizaine d’euros », ajoute le transporteur Transdev.

Un bilan sera effectué à la fin de l’année. « C’est un circuit scolaire peu courant car il inclut la cantine. Et il y a des absences de réseaux terribles dans le secteur », poursuit-on chez Transdev. Pour trouver la parade aux zones blanches, les données sont donc stockées et envoyées dès que le système capte.

En attendant, Pierrette et Bernadette, les deux accompagnatrices qui encadrent tous les trajets, n’ont pas été mises à la retraite. « Il y a toujours une surveillance humaine. Le bracelet, c’est un supplément », raconte Pierrette qui connaît tous les petits par leur prénom.

J.H. Julien Heyligen

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