Transports verts : pourquoi La Rochelle va plus vite

Le Parisien Le Parisien - il y a 7 mois

Vélo en libre service Yélo de la ville de La RochelleCrédit photo : Facebook La Rochelle Tourisme

La Rochelle (Charente-Maritime) fait partie des villes françaises pionnières en terme de transports durables. Décryptage en six points.

Ville ouverte sur l’Atlantique, La Rochelle a été à l’initiative de nombreuses innovations en matière de transports durables pour les 165 000 habitants de son agglomération. Voici pourquoi.

Objectif 350 kilomètres de pistes cyclables.
Dès 1976, la ville propose des vélos à louer, pour les touristes comme pour les habitants. Aujourd’hui, l’agglomération met à disposition 600 deux-roues, dont la moitié sont accessibles dans 50 stations en libre-service. « Nous souhaiterions développer la location longue durée », précise Brigitte Desveaux, vice-présidente de la communauté d’agglomération en charge des transports et mobilités. Dans la deuxième ville cyclable de France - après Strasbourg - 15 à 20% des déplacements de centre-ville sont effectués à vélo, un chiffre qui tombe à 7% dans l’agglomération. « On souhaiterait atteindre le seuil de 14% et pour cela, nous allons développer les pistes cyclables en site propre », annonce Brigitte Desveaux. L’objectif : passer des 260 kilomètres actuels à 350 kilomètres d’ici 2030, soit un investissement de 30 millions d’euros.

Des bateaux à énergie solaire.
En 20 minutes, ils relient le Vieux-Port de La Rochelle au Port des Minimes. Deux bateaux fonctionnant à l’énergie solaire ont été mis en place en 2009 et sont capables de transporter jusqu’à 75 personnes malgré les vagues, le courant et le vent. Depuis novembre dernier, « nous avons également lancé une expérimentation sur une motorisation hydrogène », prévient Brigitte Desveaux. C’est la première fois que ce type de moteur est testé sur un bus de mer. Quatre réservoirs d’hydrogène remplacent les batteries classiques. Un dispositif plus léger qui permet au bateau de gagner en autonomie, en vitesse et en capacité de transport.

Une seule carte pour tous les transports.
Depuis 2011, Yélo équipe de nombreux habitants de La Rochelle. C’est « une carte à puce qui sert de support unique pour tous les moyens de déplacement », explique Brigitte Desveaux. Elle permet, par exemple, de monter dans les bus, les bateaux, de prendre un vélo, un véhicule électrique en libre-service, de rejoindre les parcs-relais avec navettes électriques vers le centre-ville ou encore d’avoir accès aux plateformes de covoiturage. Depuis septembre, La Rochelle a également lancé une nouvelle application afin de proposer un support unique pour tous les moyens de transport de la ville, qu’ils soient publics ou privés.

Les voitures électriques en autopartage.
Lancé en 1999, ce service compte aujourd’hui une trentaine de véhicules disponibles. « Nous souhaiterions étendre cette offre, à la fois en nombre de voitures et en terme de périmètre », précise la vice-présidente de la communauté d’agglomération de La Rochelle.

Les navettes électriques autonomes testées.
De décembre 2014 à avril 2015, La Rochelle a participé à une expérimentation européenne permettant de tester le transport collectif de personnes dans des navettes autonomones, sans conducteurs. 15 000 passagers ont ainsi été véhiculés sur une desserte du centre-ville. Mais ce test n’a pas eu de suite. « La réglementation actuelle ne permet pas développer la circulation sans chauffeur, précise Brigitte Desveaux. Nous avons demandé à ce que la législation évolue pour qu’il existe davantage de dérogations ».

La fin des bus Diesel.
« Nous avons décidé de ne plus acheter de bus Diesel depuis 2014 », prévient Brigitte Desveaux. La Rochelle a annoncé sa volonté de se doter progressivement d’une flotte de véhicules électriques et au gaz naturel dans le transport public. Fin 2017, le premier bus 100% électrique, silencieux, sans émission de gaz à effet de serre, ni polluants, a d’ailleurs été mis en service. Fin 2018, l’agglomération passera une commande de 7 à 8 bus 100% électriques, tandis que la motorisation hydrogène est à l’étude.

Source : www.leparisien.fr
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