Mobilité. Un car au gaz testé entre Quimper et Fouesnant

Le Telegramme Le Telegramme - il y a 7 mois

100 % gaz. Durant quinze jours, la compagnie Penn-ar-Bed, qui assure les liaisons interurbaines dans le Finistère, a testé un bus roulant au gaz naturel entre Quimper et Fouesnant.

Depuis 2001, le réseau Qub de transport en commun de l'agglo quimpéroise utilise des bus au gaz naturel. Ils sont même devenus majoritaires aujourd'hui puisque 42 véhicules circulent quotidiennement sur une flotte de 60. En revanche, rouler en autocar au GNV est une nouveauté. « Les constructeurs ne développent le gaz naturel dans l'interurbain que depuis peu », explique Benjamin Louët, responsable exploitation de Transdev pour le Finistère. Dans l'optique de la Cop 21, la compagnie, l'un des trois plus gros opérateurs au volant du réseau Penn-ar-Bed, par délégation de service public du conseil régional, a demandé à expérimenter un tel véhicule sur la ligne 42 reliant Quimper à Fouesnant, exploitée par sa filiale CAT 29. « Il n'y a eu aucun problème, aucune panne. Le car a une boîte automatique et il est plus silencieux. J'ai même des clients qui ont acheté exprès des billets pour le tester », a indiqué, hier, Ludovic Martin, chauffeur sur cette ligne 42.

Moins polluant que le gazole
Verra-t-on rapidement dès lors des cars au GNV - d'une autonomie de 500 km (données constructeur), libérant 95 % de particules fines en mois, deux fois moins de NOx, près de 20 % de moins de CO2 -, remplacer les autocars au gazole ? Aucune décision n'est encore prise à la Région pour l'équipement de ce type de véhicule, 30 % plus cher à l'achat mais d'un coût moindre en fonctionnement. Le débat du mix énergétique pour la mobilité est cependant lancé. Une raison technique freine aussi pour l'instant le développement des bus au GNV : l'absence de stations service. L'expérimentation sud-finistérienne n'a été rendue possible que par l'utilisation de celle de QBO calibrée pour les besoins du réseau Qub. « Il s'agit d'une station de recharge lente. Nos 42 bus sont rechargés chaque nuit, il faut entre six et huit heures », a précisé Alain Farges, directeur de Kéolis. La solution va venir des quatre syndicats départementaux bretons (Sdef en Finistère). Ils se sont mis d'accord sur un programme d'équipement régional combiné à un développement des biogaz. Trois stations existent pour l'instant dans un ouest à cinq départements : deux à Nantes et une à Locminé. D'ici 2021, elles seront dix : Noyal-sur-Vilaine et Liffré (35), Saint-Brieuc, Loudéac (22), Pontivy, Vannes, Lorient (56) et Saint-Martin-des-Champs, Brest et Quimper (29). Le Finistère en ajoutera quatre autres : Landivisiau, Châteaulin, Carhaix, Quimperlé. L'objectif régional est une station tous les cinquante kilomètres environ. Des stations pour les transports de passagers, de marchandises et les particuliers.

Source : http://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/mobilite-un-car-au-gaz-teste-entre-quimper-et-fouesnant-16-02-2018-11854553.php

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