Apprentissage. Le premier bac pro mécanicien autocar ouvre en Vendée

Ouest France.fr Ouest France.fr - il y a 4 mois

Les scolaires représentent l’activité principale des transports de voyageurs. | Archives Thomas Bregardis

Les autocaristes des Pays de la Loire ont du mal à recruter du personnel de maintenance, alors que 60 postes seront à pourvoir sous trois ans. Ils ont donc monté une formation sur mesure avec la Région et les Maisons familiales rurales de Vendée. Une première en France.

Vingt postes de mécaniciens autocar seront à pourvoir chaque année, pour les trois ans à venir. C’est ce que révèle une étude interne à la profession, menée auprès des 65 autocaristes des Pays de la Loire adhérents à la FNTV (Fédération nationale des transports routiers de voyageurs). Des PME qui se chargent, en interne, de l’entretien de leur flotte, sur des véhicules « que nous gardons entre douze et dix-huit ans », dit l’un de ces professionnels. Or, le métier a bien du mal à recruter du personnel de maintenance.

Ouverture en septembre
« Des formations existent mais plutôt en maintenance de véhicules industriels classiques », confirme Pascal Fontaine, président régional de la FNTV, en présence, hier, des partenaires avec lesquels cette lacune est en passe d’être comblée. Le centre de formation des apprentis des Maisons familiales rurales de Vendée ouvrira ainsi, en septembre, à Mouilleron-en-Pareds, un « bac pro maintenance des véhicules, option B : véhicules de transport routier autocars ». Ce sera le seul en France. La première promotion accueillera douze élèves de seconde.

Formation continue aussi
Elle est ouverte à des jeunes issus de troisième. L’année suivante, en première, la formation sera accessible à des titulaires du CAP mécanique auto. Par ailleurs, des modules de formation continue seront également mis en place pour la main-d’œuvre déjà en poste. Le recrutement des formateurs a commencé. L’un d’eux s’apprête à se rendre dans les services maintenance de plusieurs entreprises de la FNTV afin d’« évaluer les besoins, de construire le plan de formation et la progression pédagogique sur les trois ans », explique Denis Puaud, directeur de la MFR de Mouilleron. « Nous allons y associer nos chefs d’atelier », confirme Pascal Fontaine.

"Déficit d’image"
La Région, qui a validé le cursus, participe à hauteur de 400 000 € à l’investissement immobilier : un bâtiment industriel de 720 000 € capable d’accueillir de quatre à six autocars. Elle contribuera aussi aux frais de fonctionnement, 150 000 € par an lorsque les trois classes du bac pro seront ouvertes.

Reste à trouver les lycéens, dans un secteur souffrant d’un « déficit d’image, constate Pascal Fontaine. Un jeune, on lui propose plutôt une formation en mécanique ou maintenance classique. Et quand il arrive chez nous, il n’a jamais vu un autocar. » De plus, les mécaniciens formés se tournent davantage vers les concessionnaires ou le transport de marchandises.

La maintenance des autocars a pourtant des spécificités qui sont autant d’atouts. Elle dépasse l’aspect purement mécanique et s’intéresse aussi au confort des voyageurs, à la sécurité, à la réglementation… « Notre métier, dit un professionnel de la région, c’est de transporter nos passagers en toute sécurité. »

Jean Delavaud

Source : www.ouest-france.fr
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