Jean-Marc Janaillac : "Le transport aérien français n'est pas assez compétitif"

Europe1 Europe1 - il y a 4 mois

Jean-Marc Janaillac, président d'Air France-KLM, espère "trouver une issue" avant la grève du 23 mars. (Sipa)

A la tête du groupe Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac évoque pour le JDD la grève des personnels de la compagnie attendue le 23 mars. Et dit ce qu'il attend des assises du transport aérien qui débutent mardi.

Il y a eu la grève du 22 février, il y en aura peut-être une autre le 30 mars et entre les deux, celle du 23 mars. A Air France[1], onze syndicats, tous métiers confondus, appellent ce jour-là à un mouvement social pour exiger une revalorisation des grilles salariales de 6% censée, selon eux, rattraper la perte de pouvoir d'achat subie depuis la dernière augmentation générale en 2011. Au JDD, le président du groupe aérien, Jean-Marc Janaillac[2], explique avoir encore l'espoir de "trouver une issue". "Je comprends le sentiment d'injustice des salariés qui ont fait des efforts, alors même que ce qui pèse sur Air France, charges et taxes, n'a pas évolué. Mais je le regrette vis-à-vis de nos passagers et de nos salariés", explique le patron d'Air-France KLM. Qui détaille : "Nous avons proposé une mesure d'augmentation générale, le doublement de l'intéressement et une compensation de perte de pouvoir d'achat pour les salariés concernés. Nous ne pouvons pas aller plus loin."

Le pavillon français a "tardé à se réformer"

Et Jean-Marc Janaillac de prévenir : "Nous avons accumulé trop de retard par rapport à nos concurrents malgré des résultats en progression l'an dernier." C'est d'ailleurs le constat qu'il fait avant l'ouverture des Assises du transport aérien, mardi. "Le transport aérien français n'est pas assez compétitif, y compris par rapport aux compagnies européennes". "Le pavillon français est en recul parce que nos compagnies aériennes ont tardé à se réformer et parce que notre environnement fiscal, social et réglementaire est trop pesant. Le différentiel annuel de charges d'Air France par rapport à ses concurrents européens est de plusieurs centaines de millions d'euros", analyse-t-il encore.

Bruna Basini

Source : http://www.lejdd.fr/economie/jean-marc-janaillac-president-dair-france-klm-le-transport-aerien-francais-nest-pas-assez-competitif-3602117

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