L'Yonne, un territoire tourné vers l'avenir du gaz naturel

L'Yonne Républicaine L'Yonne Républicaine - il y a 1 mois

La sarl Agri énergie Dondaine qui produit depuis août 2014 du méthane, de l’électricité, de la chaleur et même de l’engrais. © Jérémie FULLERINGER

Desservir près de 160 communes de l'Yonne en gaz naturel n'est pas la seul préoccupation des acteurs de l'énergie. Au quatre coins du département, des initiatives naissent autour de l'avenir de la production.

Actuellement, la France importe 98 % du gaz naturel consommé par près de 10 millions d'usagers. Lors des Assises européennes de la transition énergétique 2018, en Suisse, l'Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), GRDF, chargé de la distribution de gaz naturel en France, et GRTgaz, son transporteur, ont dévoilé une étude sur le gaz renouvelable[1].

Une "prise de conscience"

"La loi aujourd'hui dit qu'il faut en inclure 10 % d'ici 2030. Mais les gaziers se sont fixés un objectif plus ambitieux de 30 % avec, à l'horizon 2050, 100 %, détaille l'attaché de presse de GRTgaz. Il y a une vrai prise de conscience du potentiel du biométhane actuellement en France - un pays qui compte autant de consommateur de gaz que d'électricité. Avec l'avantage de l'énergie renouvelable, d'un revenue complémentaire pour les agriculteurs, ou encore de réduction du déficit de la balande commerciale en diminuant les importation de gaz naturel (moins 2 milliards d'euros d'ici 2030)."

Dans ce contexte, l'Yonne fait figure de bonne élève. "C'est un des départements où il y a le plus d'innovations dans le gaz vert", souligne Thierry Gay, directeur territorial de GRDF en charge de la Bourgogne.

À Saint-Florentin,le site de stockage de déchets non-dangereux de Duchy (Florentinois), exploité par la Coved, associée à la « wagabox » de l'entreprise française Waga energy, permet de transformer le biogaz naturellement produit naturellement sur le site en biométhane. Une production, et c'est une première, injectée dans le réseau de distribution. Pour en savoir plus, c'est ici[3].

À Monéteau,l'entreprise de transports Picq & Charbonnier a décidé de tenter l'aventure du gaz naturel. "L’avantage du gaz naturel (GNV), c’est qu’il diminue les émissions de CO2 (15 % de moins que la dernière génération des camions diesel, Euro 6), qu’il supprime toute émission de particules fines et qu’il divise par deux le bruit du moteur, a énuméré Christophe Charbonnier, PDG de la société, dans un entretien à lire ici[4]. C'est le seul carburant crédible de substitution au pétrole dans le monde du transport routier. Cette technologie nouvelle assure une autonomie pouvant aller jusqu’à 1.500 kilomètres, indispensable dans notre métier."

À Provency,on retrouve la sarl Agri énergie Dondaine qui produit depuis août 2014 du méthane, de l’électricité, de la chaleur et même de l’engrais (plus de détails ici[5]). "Aujourd'hui, il y a six installations de méthanisation en fonctionnement dans l'Yonne, compte Vincent Gallois, chargé de mission énergies à la Chambre d'agriculture, actuellement sollicité pour accompagner une douzaine de projets. Même s'il n'y a pas encore d'exploitation agricole qui met du gaz dans le réseau." Cependant, le monde agricole regarde déjà plus loin. Vers la mignaturisation des structures, pour équiper plus d'exploitation. Ou le système de gaz porté, "on ramasserait le méthane comme on ramasse le lait".

Nora Gutting

Source : https://www.lyonne.fr/auxerre/vie-pratique-consommation/2018/03/17/l-yonne-un-territoire-tourne-vers-l-avenir-du-gaz-naturel_12774765.html#refresh

Partager

Laisser un commentaire :