Transports. Quinio, en famille sur les routes depuis 60 ans

Ouest France.fr Ouest France.fr - il y a 8 mois

La saga familiale des transports Quinio roule depuis soixante ans. Mickaël Quinio et son neveu Aymeric assurent que les hommes de la famille « se complètent bien ! » | Ouest-France

Le transporteur de Ploërdut fête ses 60 ans. Six décennies d'une vraie saga familiale sur les routes de France et d'Europe et souvent au son des bagadoù !

Les cars Quinio ont désormais une très chic carrosserie bleu nuit et un médaillon doré « 60 ans ». Six décennies on the road. Ça partait pourtant de loin. Quand Roger Quinio se lance en 1958, c'est sans un sou en poche. « Il a emprunté aux gens du bourg et a rendu avec intérêts, rappelle Mickaël Quinio, l'un des deux fils. Il a acheté des petites entreprises de transport aux alentours. Pour acquérir un bus par-ci, un autre par-là. »

Roger Quinio est décédé en janvier 2017. Mais la transmission était faite depuis longtemps avec ses garçons. Christian, devenu gérant, et Mickaël. « Dans la famille, on a grandi dans les bus. Petit, j'aimais nettoyer les cars. Ado, j'allais y écouter de la musique le soir pour être tranquille. » Chez les Quinio, on apprend à conduire ces monstres de quinze mètres avant les voitures.

Aux couleurs des bagadoù
La société compte aujourd'hui une quinzaine de véhicules, du minibus aux cars à double étage grand luxe. « On a fait ce choix pour se démarquer des transports low-cost : quand les gens veulent du confort, ils attendent la clim, la vidéo, les prises USB, les repose-pieds... » Et pour cela, l'entreprise y met le prix : un bus neuf tourne autour de 300 000 €.

Pour Quinio, c'est ça qui a fait la différence. « C'est le confort qui a fait que les groupes folkloriques sont venus nous chercher ! » C'est la spécificité de l'entreprise. Quinio transporte de nombreux bagadoù du Morbihan depuis une trentaine d'années. « On a commencé par le cercle celtique du Croisty depuis leur création. » Le bouche-à-oreille a fonctionné à plein dans le milieu. Le Faouët a suivi, puis la Kerlenn Pondi, Ploërmel, Sonerien an Oriant et enfin, depuis six ans, un contrat avec le bagad de Lann-Bihoué. « Mon père a été content de voir ses gars rouler aux couleurs du bagad. Lann-Bihoué, c'est mythique. »

Accessibles aux handicapés
Les conducteurs de Quinio ont transporté les musiciens aux quatre coins de France et d'Europe. Des amitiés se sont créées. « J'ai fait partie du cercle celtique du Croisty pendant sept ans quand j'étais adolescent, se souvient Mickaël. Mais ce n'était pas forcément dans notre ADN. » Mickaël et Aymeric, son neveu, sont devenus des figures parmi les musiciens. « Maintenant pour les musiciens de Lann-Bihoué, je suis Mika, tout simplement. On fait un peu partie de la troupe ! Ces voyages-là ont une saveur particulière. Surtout quand il y a de l'ambiance à l'arrière au retour d'un concert ! »

Voyages scolaires, pèlerinages, les chauffeurs de Quinio ont vu du pays. Et font désormais le pari de l'accessibilité. Quinio s'équipe de cars adaptés aux personnes en fauteuil et aussi aux brancards pour des voyages médicalisés. « Dans l'un de nos bus, on peut mettre jusqu'à quatre brancards, précise Aymeric. On est un peu plus que chauffeur, cela demande une logistique, un savoir-faire. Comme nous avons aussi une activité d'ambulanciers, ça se complète bien. » Un nouveau car accessible viendra compléter dans un mois la flotte de l'entreprise. Des investissements lourds mais qui en valent la peine. En soixante ans, Quinio n'a pas fait fausse route.

Marie Carof-Gadel

Source : www.ouest-france.fr
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