Villeparisis : Keolis CIF expérimente un car électrique sur ses lignes régulières

Le Parisien Le Parisien - il y a 4 mois

Villeparisis, lundi 19 mars 2018. Keolis CIF expérimente jusqu’au 5 avril un autocar électrique sur quatre de ses lignes express en Seine-et-Marne et en Seine-Saint-Denis. LP/Hendrik Delaire

Le réseau de bus urbains et d’autocars du nord-est francilien expérimente un car électrique sur quatre de ses lignes express jusqu’au 5 avril prochain.

« Zéro émission, 100 % électrique ». C’est sans ambiguïté que Keolis CIF affiche son objectif sur la carrosserie de l’autocar électrique qui sillonne plusieurs des lignes de son réseau. La filiale de la SNCF qui exploite le réseau de bus urbains et d’autocars express du nord-est francilien, expérimente depuis deux semaines un car électrique sur quatre de ses lignes régulières en Seine-et-Marne et en Seine-Saint-Denis.

Fourni par la société Dietrich Carebus basée à Mitry-Mory, l’autocar électrique vient s’intercaler entre les bus thermiques sur les lignes 22, 93, 116 et 119 de son réseau. Keolis CIF suit à son rythme les pas de la RATP, qui a passé la semaine dernière un appel d’offres de 1 000 bus, 100 % électriques.

« Avec cette expérimentation qui est une première sur notre réseau, nous voulons montrer aux collectivités locales que l’utilisation de cars électriques n’est pas beaucoup plus contraignante ou coûteuse que celle d’un car thermique. L’autonomie de ce car est de 200 km ce qui pourrait permettre ces véhicules d’assurer le service sur certaines lignes », explique Pierre Rosier, directeur du secteur Seine-Saint-Denis, Val-d’Oise et de Seine-et-Marne.

Et à bord du car qui sillonnait ce mardi la ligne 93 entre l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle et Bobigny (Seine-Saint-Denis), les usagers semblent conquis. « C’est une très bonne chose pour l’environnement et cela nous permet d’avoir un car moderne et confortable », confie Faty, une voyageuse qui habite Bobigny.

Un enthousiasme partagé par Kader le chauffeur du car sur la ligne 93 ce mardi. « Il y a un vrai confort de conduite qui est plus souple, on dirait qu’on glisse et nous n’avons plus à nous soucier des voyants de température d’eau et d’huile sur le tableau de bord ».

« Le bus est peut-être plus silencieux mais entre les téléphones qui sonnent et les gens qui parlent fort, je ne vois pas trop la différence. En plus il faut être sûr que l’autonomie sera suffisante lorsque le car s’engage sur l’autoroute A3 où les bouchons peuvent faire passer le temps de trajet de 30 minutes à 1 h 30 », nuance Christophe, un usager de Cergy (Val-d’Oise) qui s’étonne du retard pris par les compagnies de bus et cars françaises pour passer à l’électrique.

Le test va se prolonger jusqu’au 5 avril prochain, avant que Keolis CIF n’expérimente le véhicule électrique sur les lignes urbaines de son réseau en septembre prochain.

Hendrik Delaire

Source : www.leparisien.fr
Partager

Laisser un commentaire :