Climat : Rennes métropole se donne jusqu’en 2030 pour verdir

Ouest France.fr Ouest France.fr - il y a 4 mois

Rennes métropole veut rénover les logements publics et privés (ici, des logements sociaux d'Archipel Habitat, allée de Maurepas, à Rennes). | Ouest-France

Le conseil métropolitain de Rennes est réuni ce jeudi soir. Moins de voitures sur les routes. Des aides pour rénover les logements. La métropole a arrêté un plan climat de 350 millions d’euros pour diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre.

Une métropole verte d’ici 2 030 dans tous les domaines : logements, agriculture, industrie, transports… « L’ambition est, d’ici 12 ans, de diviser par deux, par rapport à 2010, les émissions de gaz à effet de serre par habitant », annonce André Crocq, vice-président délégué à la planification urbaine et au développement durable de Rennes métropole, en présentant le plan climat-air-énergie territorial (PCAET), en conseil métropolitain, ce jeudi soir.

Dix objectifs, 109 actions
L’enjeu est local. Mais répond à des ambitions nationales. « Il faut éviter un scénario catastrophe d’un réchauffement de 4 à 5° », insiste André Crocq.

« On est dans la perspective de la COP 21 (le 1er accord universel pour le climat, approuvé à l’unanimité par 195 États et l’Union Européenne, le 12 décembre 2015, N.D.L.R.) et des engagements internationaux pris par la France, rappelle aussi Emmanuel Couet, président de Rennes métropole. Ce n’est pas une opération de comm’. Cette feuille de route, ambitieuse et réaliste, fixe 10 objectifs à atteindre à l’horizon 2 030 et 109 actions à mener. » Une enveloppe de 350 millions d’euros est prévue jusqu’en 2024.

Des aides pour rénover les logements
Premier objectif, « rénover 6 000 logements publics et privés par an, contre 1 500 aujourd’hui, dès 2025. » La métropole qui consacre déjà 30 millions d’euros chaque année à la rénovation thermique veut doubler cette enveloppe.

« Sans aides publiques, ça ne décolle pas »
Plus de la moitié de ces 60 millions d’euros seront consacrés à la rénovation du parc privé, partant d’un constat : « Sans aides publiques, ça ne décolle pas. »

Des subventions de l’État pour les particuliers, notamment à travers la défiscalisation, existent déjà. Mais ne suffisent pas pour Emmanuel Couet. Rennes métropole apporterait donc son écot. Comment ? « Le dispositif reste à imaginer. Les aides seraient attribués en fonction de critères de revenus. Mais l’idée est de boucler ce dispositif dès 2018. »

Concernant les opérations publiques, le plan prévoit aussi « 100 % de logements passifs ou à énergie positive dès 2024 ».

Les bureaux pas oubliés
Les bureaux ne sont pas non plus oubliés, puisque les élus souhaitent rénover 25 % des surfaces de bâtiments tertiaires, public et privé. « Cet objectif ne dépend pas que de nous », reconnaît Emmanuel Couet.

Le président de Rennes métropole mise sur le risque d’obsolescence de nombreux bureaux dans l’avenir et table que le marché poussera les promoteurs à faire des efforts. Enfin, l’usine de valorisation énergétique de Villejean sera elle aussi rénovée pour 90 millions d’euros. Ainsi que l’éclairage public pour 28,8 millions d’euros.

70 % de bus électriques à partir de 2024
Autre objectif, « 70 % des déplacements se feront en mode décarboné sur le réseau de transports collectifs à partir de 2024, puis 80 % dès 2030 », annonce André Crocq. Rennes métropole compte notamment faire passer toute la flotte des 280 bus du réseau Star du diesel à l’électrique.

Les deux premiers Bluebus 100 % électriques du groupe Bolloré ont été présentés à Rennes, en mars.

Du covoiturage, encore du covoiturage
Emmanuel Couet martèle sans arrêt cette phrase : « Lors des pics de circulation, on compte 123 personnes pour 100 véhicules à Rennes. Mais si chacun covoiturait une journée dans la semaine, on aurait résolu les problèmes de pollution et d’embouteillage. »

Il a donc inscrit cet objectif dans le plan climat pour tous les habitants : « Du covoiturage une journée par semaine dès 2024. C’est ambitieux. Mais raisonnable », assure-t-il. Comment cela fonctionnera-t-il ? « Avec le développement de la plateforme OuestGo et l’expérimentation de voies réservées au covoiturage à partir de 2020. »

Développer l’usage du vélo
La métropole compte aussi développer l’usage du vélo, avec des aides pour la location ou l’achat de deux-roues à assistance électrique et la poursuite du développement du réseau express vélo métropolitain de 64 km (un chantier en cours d’aménagement pour 17,8 millions d’euros).

Source : www.ouest-france.fr
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