Un phénomène qui profite aux sites de covoiturage

La dépêche La dépêche - il y a 8 mois

Des employés de Blablacar mettent en relation conducteurs et passagers, depuis les bureaux parisiens de l'entreprise le 17 avril 2015 Kenzo Tribouillard / AFP/Archives

Double aubaine pour BlablaCar. La plate-forme de covoiturage voit ses chiffres exploser depuis le début les grèves SNCF et la hausse des prix du carburant.

Si les perturbations sur les lignes ferroviaires lui ont permis de multiplier par quatre le nombre de voyages proposés sur le site, l’augmentation de 94 centimes sur l’essence a favorisé le développement du « court-voiturage » notamment grâce à Blablalines. Ce service permet de proposer des trajets domicile-travail de 80 kilomètres maximum. L’application a enregistré 53 000 créations de comptes depuis le premier jour de grève, le nombre de trajet a lui été multiplié par dix. Á l’occasion de ces journées de grève elle a fait un coup de pub en en proposant un service gratuit pour les 60 000 premiers trajets réservé.

La start-up continue de se diversifier et collabore avec Ouibus le service d’autocar de la SNCF. Différents services sont disponibles sur les deux plates-formes pour répondre au besoin créé par les grèves. “BlaBlaCar et Ouibus s’unissent pour répondre à une demande très forte des voyageurs les jours de grève”, disent-ils dans un communiqué commun. “Les bus permettent de proposer des volumes plus importants sur les axes majeurs, le covoiturage permet de couvrir une multitude de points de départ et d’arrivée”, explique Nicolas Brusson, directeur de BlaBlaCar.

C’est avec Drivy, application de location de voiture entre particuliers que Blabla Car s’est unie. La hausse du prix du carburant incite les propriétaires à louer leur véhicule lorsqu’ils ne s’en servent pas. « Tout le monde est gagnant, en combinant BlablaCar et Drivy le propriétaire de la voiture, le conducteur et les passagers sont gagnants, on économise tous de l’argent et on pollue moins », explique Laurine.

Tous gagnants

Étudiante, la jeune fille ne possède pas de voiture « Je loue sur Drivy quand je veux rentrer chez moi, pour rembourser l’essence je prends deux ou trois étudiants en covoit’ sur BlablaCar ». Certains utilisateurs du site s’inquiètent de cette hausse du prix du carburant. Léa fait plus de 350 kilomètres toutes les semaines, son budget déjà serré, elle envisage de rentrer chez elle qu’une semaine sur deux. « La hausse des prix du carburant va juste d’empirer la situation, depuis le début des grèves certains conducteurs n’hésitent pas à demander des prix exorbitant en sachant que nous n’avons pas d’autre option. S’ils voient que le prix de l’essence augmente ils vont continuer de monter leurs tarifs ».

Mahé Cayuela

Source : https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/28/2788215-un-phenomene-qui-profite-aux-sites-de-covoiturage.html

Partager

Laisser un commentaire :