Le transport à la demande, un service de proximité pour se rapprocher des gares

Les Echos Les Echos - il y a 5 mois

Accessible généralement sur réservation, ce service utilise des navettes, bus ou taxis collectifs. Demain, il fera couramment appel au covoiturage, aux vélos électriques et autres véhicules autonomes.

Pas facile en mileiu de matinée ou d'après-midi de rallier la gare ou son domicile lorsqu'on habite dans une zone rurale ou périurbaine. A moins de bénéficier d'un Transport à la demande (TAD)... Apparu dans les années 1970, ce service de proximité repose sur des bus, minibus ou taxis collectifs voire même des VTC pour transporter l'usager dans un périmètre prédéfini et au moment où il en a besoin. Moyennant 1 à 2 euros en moyenne par trajet, l'usager réserve à l'avance sa place par téléphone ou sur internet. « Faciliter la réservation est un enjeu majeur », relève d'ailleurs Jean-Jacques Robin, cogérant au sein du bureau d'études Iter, spécialisé dans la mobilité et le transport des personnes. 

Le TAD vient en complément ou en remplacement des lignes régulières afin d'être au plus proche des habitations. A l'exemple de Plus de Pep's ouvert depuis un an à Marne-la-Vallée et les communes alentours. 21 circuits ont été créés afin de desservir 5 destinations dont les gares, l'hôpital et le marché. Les navettes sont activables uniquement sur réservation effectuée deux heures auparavant. Le prix est de 2 euros le trajet pour les personnes ne disposant pas de titre de transport francilien.

Plus flexible que les lignes régulières, le TAD englobe d'autres modes moins conventionnels. A commencer par le covoiturage qui s'intéresse désormais au trajet domicile-travail. Les offres de certains opérateurs comme Blablaline, Ecov, IdVroom ou Karos sont disponibles dans des simulateurs d'itinéraires à l'exemple de Vianavigo. Mieux encore, les jours de grève, certains opérateurs remboursent le prix du trajet ! 

Des vélos en location longue durée pour la Grande couronne parisienne
Pour rallier le dernier kilomètre, la navette autonome s'annonce aussi séduisante car elle n'émet pas de pollution et ne mobilise pas de conducteurs. Des expériences sont en cours. Par exemple, deux navettes du toulousain Easymile circulent depuis la mi novembre entre le métro Château de Vincennes et le Bois de Vincennes . D'autres services expérimentaux sont sur le point de démarrer. A l'instar du trajet reliant Rouen à la Technopole du Madrillet, située à Saint-Etienne de Rouvret. Constitué de 3 boucles de 10 km, le trajet est desservi par 4 Zoé autonomes et une navette électrique. Ces véhicules que l'on réserve grâce à une application dédiée desserviront à la demande 17 arrêts. 

Le recours au vélo constitue également une piste prometteuse pour les autorités organisatrices de transport (AOT). En témoigne Île-de-France Mobilités (IFM) qui encourage les habitants à prendre leur vélo pour se rendre à la gare en multipliant les abris et les consignes sécurisées accessibles via le pass Navigo « Dans la foulée, nous proposerons en Grande Couronne un service de vélos à assistance électrique en location longue durée », indique Laurent Probst, le directeur général d'IFM. Un appel d'offres portant sur 20.000 vélos est en cours pour un déploiement entre 2019 et 2020.

Eliane Kan

Source : https://www.lesechos.fr/thema/0301684869868-le-transport-a-la-demande-un-service-de-proximite-pour-se-rapprocher-des-gares-2177582.php

Partager

Laisser un commentaire :