Mobilité. Le manque de moyens de transport freine les 18-24 ans

Ouest France.fr Ouest France.fr - il y a 6 mois

Les jeunes restent davantage tributaires des transports en commun. © Fotolia

Face aux coûts élevés des transports, les jeunes sont une population fragile en termes d’accès à la mobilité. Importance du permis de conduire, accessibilité des transports en commun... Une enquête Elabe révèle les contraintes qu’ont les jeunes au quotidien.

Le laboratoire de la mobilité inclusive a organisé fin mai, la cinquième rencontre autour de cette thématique. Dans ce cadre, une enquête Elabe a été menée auprès d’un échantillon de 1 000 Français parmi lesquels se trouvent les 18-24 ans. Les moyens de transport ont considérablement évolué au fil des ans. Pour autant, la population jeune reste la plus vulnérable face aux inégalités d’accès à la mobilité.

Améliorer les conditions de transport est une priorité
Faute de moyens de transport, 58 % des jeunes ont déjà renoncé à rendre visite à leur famille. Ils sont 54 % à renoncer à passer du temps avec leurs amis pour les mêmes raisons. Le transport est ainsi perçu comme étant un facteur d’exclusion sociale.

Mais au-delà des interactions sociales, ces contraintes de mobilité peuvent freiner de nombreuses activités. Ainsi, 60 % des 18-24 ans ont déjà renoncé ou repoussé des démarches administratives, faute de moyens pour s’y rendre. 45 % ont repoussé les courses alimentaires et 54 % ont différé un rendez-vous médical.

Pour améliorer leurs conditions de transport, les sondés s'attendent à des prix plus abordables. Les personnes interrogées préconisent aussi des transports en commun plus accessibles en termes d'horaires, de fréquence et de lieux desservis. Reléguée au second plan, la possession d'un véhicule et du permis de conduire est moins importante qu'un réseau de transport efficace.

Le permis de conduire n'est pas une fin en soi
28 % des 18-24 ans estiment que le permis est un moyen d’améliorer sa mobilité au quotidien contre 14 % de l’ensemble des Français. Un chiffre assez peu élevé car le permis n’est pas une fin en soi. Il faut par la suite investir dans un véhicule, une assurance, et prendre en charge l’entretien de la voiture. 42 % des 18-24 ans estiment avoir besoin d’un véhicule pour améliorer leur mobilité. Un taux bien supérieur à l’ensemble des Français (20 %). Mais les jeunes n’ont pas toujours les économies pour se payer un tel luxe et restent souvent tributaires des transports en commun.

Trouver un emploi incite à se rapprocher des métropoles
Conscients qu’il faut se rapprocher des grandes villes pour favoriser son insertion professionnelle, les jeunes hésitent moins que leurs aînés à changer de domicile. Ainsi, 37 % des 18-24 ans ont envisagé de déménager pour se rapprocher de leur centre d’activité. La question de la mobilité se pose davantage en dehors des métropoles où l’offre en transports en commun est moins régulière.

Ralitsa DIMITROVA

Source : http://jactiv.ouest-france.fr/
Partager

Laisser un commentaire :