Transports : la Région injecte 24,8 M€ dans la mobilité

Le Républicain Lorrain Le Républicain Lorrain - il y a 27 jours

Jean Rottner: «Les investissements doivent s’inscrire dans une vision d’intermodalité»

Réunis en commission permanente à Strasbourg, les élus du Grand Est votent ce vendredi 50,7 M€ ventilés sur 263 dossiers structurants.

Figure notamment à l’ordre du jour, 24,8 M€ en faveur de la mobilité. Revendiquant « des investissements massifs dans les infrastructures de transports », Jean Rottner, patron de la Région, est sorti confiant d’une entrevue la veille à Paris avec la ministre des transports Élisabeth Borne. Au menu de l’entretien : ligne 4 Paris-Troyes, ports, aéroports, fret, lignes ferroviaires capillaires… Sur ce dernier point le chef de l’exécutif régional se félicite « qu’un vrai travail technique a été effectué ». Lequel devrait permettre de « produire des solutions innovantes » afin de desservir les territoires excentrés.

Marie-Hélène Delacoste Lareymondie (RN) s’inquiète toutefois de l’impact sur ces petites lignes qu’aura l’ouverture du réseau SNCF à la concurrence, effective en 2022. David Valence, vice-président en charge des transports temporise alors : « Mise en concurrence ne signifie pas privatisation. Nous souhaitons favoriser une logique d’offre. Pas pour faire rouler moins de trains mais plus de trains ». Pour l’élu le constat qu’« il n’existe pas de ligne rentable dans le Grand Est » implique de « compenser la différence par de l’argent public ». Jean Rottner renchérit et remet le débat en perspective : « Nous sommes sur des temps longs, soit des investissements à 20/30 ans. Ils doivent s’inscrire dans une vision d’intermodalité et de logique de réseau, à la manière d’une toile d’araignée ».

Si elle presse l’État de tenir ses engagements, la collectivité anticipe certains chantiers. Se substituant « transitoirement » à l’État, elle injecte ainsi 10,3 M€ supplémentaires sur la ligne Paris-Troyes, afin de boucler l’électrification sur le tronçon entre Paris et Nogent-sur-Seine, portant l’enveloppe globale de sa participation sur ce dossier à 28,5 M€. Les élus ont par ailleurs voté 130 500 € pour une étude portant sur l’adaptation du réseau TER à l’essor démographique des frontaliers au Luxembourg. « Il s’agit d’augmenter de 11,5 % à 15 % la part modale à échéance de 2035 ». Le Grand-Duché comptera alors près de 180 000 emplois frontaliers, pour 110 000 aujourd’hui.

X.B.

Source : www.republicain-lorrain.fr

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