Mobilités. Après l’électrique et le GNV, l’hydrogène se profile

Le Telegramme Le Telegramme - il y a 26 jours

Jacques Monfort et Antoine Corolleur, respectivement directeur et président du SDEF, le syndicat départemental d’énergie du Finistère. © Le Télégramme

Depuis 2006, le syndicat départemental d’énergie du Finistère (SDEF) a pris le virage de la transition énergétique et s’est emparé des questions de mobilité. Après le maillage du territoire en bornes de recharge électrique, la couverture prochaine en stations au gaz pour les poids lourds, il réfléchit à l’arrivée de l’hydrogène.

C’est au centre des congrès du Chapeau-Rouge que le SDEF a fêté ce vendredi son 70e anniversaire devant un parterre d’élus. Et pour cause, le syndicat est l’autorité concédante sur la distribution d’électricité dans 271 communes du Finistère. À l’exception de Brest Métropole Océane qui a sa propre compétence.

Photovoltaïque : vers l’autoconsommation

Première incursion dans la transition énergétique en 2009. Le SDEF se lance dans le photovoltaïque. Vingt installations sont aujourd’hui en service sur des bâtiments publics avec une capacité de production d’un mégawatt en crête. « On travaille de plus en plus sur l’autoconsommation. Des projets qui n’étaient pas rentables le deviennent en raison de la hausse des prix de l’électricité. Elle peut aussi être intéressante pour les îles. Nous sommes en veille sur l’autoconsommation collective pour alimenter plusieurs abonnés publics ou privés », dit Antoine Corolleur, président du SDEF. En début d’année, il a créé Énergies en Finistère, une société d’économie mixte, pour le développement de l’éolien, du photovoltaïque, de l’hydroélectricité, la méthanisation, le GNV et les réseaux de chaleurs (bois énergie).

213 bornes de recharges de voitures électriques

Côté mobilité, le SDEF a mis en œuvre le réseau des bornes de recharge pour véhicules électriques. 200 normales et treize à recharge rapide le long des voies express. Un investissement de trois millions d’euros. « Le réseau est complet tant qu’il n’y aura pas d’achats soutenus de voitures électriques », estime Jacques Monfort, directeur du SDEF. Le syndicat examine cependant la possibilité d’installer des bornes de très fortes puissances, 100 kilowatts, pour les professionnels des déplacements.

Fin 2019, il doit débuter l’implantation de trois stations de distribution de gaz naturel pour les poids lourds à Saint-Evarzec, Saint-Martin-Des-Champs, Guipavas le long des grands axes routiers. Une deuxième phase est prévue vers 2020-2021 pour quatre stations à Quimperlé, Châteaulin, Landivisiau et Carhaix. En cohérence avec un schéma régional. Un million d’euros la station.

« L’hydrogène n’est pas pour tout de suite mais il faut être prêt… »

Le SDEF envisage maintenant de compléter l’offre de mobilité avec l’hydrogène. « Le marché n’est pas mature, l’hydrogène n’est pas pour tout de suite mais il faut être prêt. De plus en plus de villes veulent interdire les poids lourds pour les livraisons. Il faudra des solutions propres pour les derniers kilomètres », commente A. Corolleur. Autre cible : les flottes d’entreprises. Le SDEF va donc répondre à l’appel à projet lancé le 12 octobre par l’ADEME. Avec la perspective de coupler stations au GNV et stations à l’hydrogène à l’horizon 2030.

Source : https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/mobilites-apres-l-electrique-et-le-gnv-l-hydrogene-se-profile-19-10-2018-12111687.php

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