Le futur dépôt des bus électriques est alimenté à Rivery

Le Courrier picard Le Courrier picard - il y a 11 jours

Les agents d’Enedis étaient, à nouveau, sur le pont lundi 27 novembre pour finaliser une étape stratégique du chantier du dépôt de bus à Rivery (en arrière-plan).

Le chantier du futur dépôt de bus qui accueillera une flotte de 43 bus électriques a connu une étape décisive lundi. Les agents d’Enedis ont alimenté avec succès le bâtiment.

A deux mois de sa livraison, le futur dépôt de bus, implanté rue Paul-Émile-Victor à Rivery, prend forme. Une étape décisive du chantier s’est réalisée lundi. Tout au long de la journée, des agents d’Enedis (ex-ErDF), spécialement mobilisés sur ce projet, ont procédé à la mise en service électrique de l’équipement. «  On a finalisé l’insertion d’un poste de transformation électrique HTA/BT (moyenne et basse tension). Le principe est le même que pour les postes dédiés aux six terminus du bus à haut niveau de service, sauf que ce poste alimentera uniquement le dépôt. Il ne s’agit pas d’une borne de recharge comme pour les terminus  », explique l’un des agents Michaël Meira.

Beaucoup plus puissantes que celles que l’on trouve dans les postes des terminus, les recharges seront effectivement directement installées dans le dépôt. «  Le poste que nous avons installé est plus gros que les postes classiques, souligne Michaël Meira. On a délesté notre réseau HTA pour permettre au dépôt de bénéficier d’un maximum de puissance. » Il s’agit d’adapter, de modifier les schémas et les réseaux électriques, afin de trouver le bon équilibrage. Un travail pointu pensé en amont par l’équipe « cartographie » d’Enedis. «  Cette étape est cruciale. Pour ce type de projet, on met totalement à plat notre cartographie des réseaux, souligne Zakia Aliker, chargée de communication. Par exemple, on s’assure d’avoir des «coupures d’artère», comme on dit dans notre jargon, qui permettent de réorienter, en circuit bouclé, l’énergie là où on en a besoin. Sans avoir à couper tout le réseau ou à intervenir physiquement. Tout se fait à distance, c’est automatisé. »
Un chantier « dans les temps »

Une vaste toile d’araignée sécurisée et plutôt efficace à Amiens. Pour preuve, le critère B (indicateur qui mesure le temps de coupure moyen) du gestionnaire d’énergie est excellent. De moins de 20 minutes. L’autre défi à Rivery a été d’enfouir une ancienne ligne aérienne à haute tension. «  Ce n’est pas une opération exceptionnelle, mais elle reste délicate  », confie Michaël Meira, qui travaille sur d’autres gros chantiers comme des raccordements de champs d’éoliennes. Mardi, des essais ont été réalisés. «  Nous sommes dans les temps, assure Pascal Rifflart, vice-président d’Amiens Métropole chargé des transports. Le chantier est pour l’instant bien mené par les entreprises qui comprennent l’importance de ce projet d’envergure. Enedis joue bien le jeu également. »

Bakhti Zouad

Source : http://www.courrier-picard.fr/151753/article/2018-11-27/le-futur-depot-des-bus-electriques-est-alimente-rivery

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