Klaxit, Karos, Vulog et les autres... les pépites du covoiturage

Les Echos Les Echos - il y a 2 mois

Le covoiturage se développe dans les entreprises sous l'impulsion de nombreuses start-up. - Shutterstock

Covoiturage et autopartage suscitent les vocations de jeunes créateurs d'entreprises qui réinventent la mobilité sous un mode collaboratif.

Quand les pics de pollution se multiplient, les start-up[1] de la mobilité en profitent pour faire valoir leurs avantages en matière de lutte contre les émissions de particules. Ainsi, pendant l'été 2018, exactement les 25 et 26 juillet derniers, le covoiturage était-il gratuit sur les plates-formes agréées par Ile-de-France Mobilités, nouveau nom sous lequel le STIF (Syndicat des transports d'Ile-de-France) Une initiative venant compléter le forfait antipollution à 3,80 euros la journée de transport, et saluée par les jeunes pousses du covoiturage qui voient décoller leur activité à chaque nouveau pic de pollution.

Klaxit compte bien profiter de la LOM

Spécialiste du covoiturage du domicile au travail, Klaxit revendique un portefeuille clients de 150 entreprises, dont un quart de groupes du CAC 40. L'ancien WayzUp[2] s'est engouffré dans la brèche ouverte par la présentation de la future loi d'orientation sur les mobilités (LOM).

Le gouvernement veut inciter les entreprises à participer aux frais de covoiturage de leurs salariés en les exonérant de cotisation comme c'est déjà le cas pour la carte Navigo en Ile-de-France, ou d'autres abonnements aux transports en commun ailleurs en France. « Les entreprises jouent un rôle clef dans le succès du covoiturage domicile-travail, fait remarquer Julien Honnart, président et fondateur de Klaxit. Elles permettent de créer des réseaux de covoiturage très efficaces et de la confiance entre collègues. » 

Klaxit multiplie les initiatives et s'est associé à Autoroutes et Tunnel du Mont Blanc (ATMB) pour obtenir une réduction mensuelle de 5 euros sur les péages de ce réseau pendant 6 mois. Les abonnés de Klaxit bénéficient d'autres avantages, dont la gratuité du covoiturage dans neuf villes de France. 

BlaBlaCar, « role model » dans le covoiturage

De son côté, Karos revendique le leadership du covoiturage au quotidien en Ile-de-France avec la moitié des trajets assurés grâce à son application. Lancée en 2015, Karos[3] s'est enrichi d'une solution spécifique pour les entreprises. Aujourd'hui, elle est déployée sur 1.000 sites, avec un potentiel de plus de 100.000 salariés. Dernier développement en date, en septembre 2018 et en partenariat avec Transdev, Karos a déployé son application B to B auprès des 38.000 salariés du pôle aéronautique de Toulouse Métropole. 

Le marché de l'autopartage suscite également les vocations. Clem', Targa Telematics, Ubeeqo, Vulog[4] ou encore MTG espèrent devenir les licornes de demain, ces anciennes start-up ayant dépassé le milliard de dollars de valorisation.

BlaBlaCar[5] constitue un modèle pour toutes ces jeunes pousses en devenir. En 2018, le spécialiste du covoiturage a atteint la rentabilité grâce à ses activités à l'international et s'attaque aujourd'hui au covoiturage du domicile au travail. Mais ce succès éclipse l'échec de nombreuses start-up aujourd'hui disparues des radars. 

Eric Gibory

Source : https://www.lesechos.fr/thema/0600391749023-klaxit-karos-vulog-et-les-autres-les-pepites-du-covoiturage-2234250.php

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