Transport : la Métropole de Lyon veut renégocier le contrat de concession de Rhônexpress

Le Progrès Le Progrès - il y a 7 mois

Rhônexpress relie la Part-Dieu à l’aéroport Saint-Exupéry via les emprises du T3. Photo d'archive Progrès

La navette entre la Part-Dieu et l'aéroport Saint-Exupéry est pointée du doigt pour son coût et l'absence de concurrence.

David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon et Fouziya Bouzerda, présidente du Sytral ont annoncé ce vendredi le lancement d’une renégociation du contrat de concession de Rhônexpress.

Ce contrat portant sur la liaison entre la gare de la Part-Dieu et l’aéroport Lyon Saint-Exupéry avait été conclu entre le Conseil général du Rhône et Vinci le 1er mars 2007 pour une mise en service effective le 9 août 2010 avec échéance au 31 décembre 2038.

« Tarifs excessifs »
Il prévoyait un monopole de la desserte de l’aéroport Saint Exupéry pour Rhônexpress. Ce qui à l’époque avait suscité de nombreux remous parmi les usagers.

Selon les élus réunis ce vendredi après-midi à l’occasion du Conseil syndical du Sytral, cette renégociation en profondeur des termes du contrat vise trois objectifs :

« Développer des solutions pour améliorer la mobilité du quotidien et la desserte de l’est lyonnais au bénéfice des usagers de la ligne de tramway T3 aujourd’hui saturée et afin d’assurer plus de cadencements, permettre la mise en œuvre de solutions alternatives concurrentielles notamment pour la desserte de la plateforme aéroportuaire en assurant la reconnexion des lignes régulières de la CCEL (Communauté de communes de l’est lyonnais) et diminuer les tarifs excessifs pour les usagers ».

Une première réunion de travail aura lieu le 30 avril. La volonté commune du Sytral et de la collectivité est de parvenir à la signature d’un avenant au contrat d’ici à l’automne 2019.

Résiliation ?
Les élus semblent particulièrement déterminés à mettre en place cet avenant car selon eux, « si les discussions souhaitées avec les actionnaires de Rhônexpress n’aboutissaient pas dans ce délai, le Sytral et la Métropole de Lyon examineront toutes les solutions juridiques pouvant aller jusqu’à la résiliation du contrat de concession. »

Depuis plusieurs années, des voix s’élèvent pour dénoncer le coût et les conditions de ce service. David Kimelfeld avait évoqué lors d’une séance à la Métropole son souhait de revoir le contrat entre Vinci et le Sytral.

Tout en invitant les élus à prendre en compte les « contraintes juridiques » qui peuvent se transformer en un rachat de la concession. Avançant le montant entre 35 et 50 millions d’euros.

Source : www.leprogres.fr

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