Reunir : La Transition Énergétique

Mobilités Magazine Mobilités Magazine - il y a 4 mois

Eric Ritter, Directeur Général de REUNIR répond à Mobilités Magazine Autocars, pour le lancement de leur premier numéro. Occasion d'évoquer de quelle façon Réunir appréhende la transition énergétique.

Comment appréhendez-vous la transition énergétique chez réunir ?

 Comme une nécessité, bien plus que comme une évidence. Une nécessité parce que la filière autocars n’est pas considérée comme la plus vertueuse, même si les véhicules roulant au diesel ont amélioré leurs performances environnementales notamment en émettant beaucoup moins de gaz à effet de serre. Il faudrait refaire ici l’histoire de l’évolution des normes euro et la manière dont l’Europe a donné l’impulsion. Une histoire qui n’est pas achevée. Je pense en particulier au Parlement européen qui, si l’on en croit la présidente de sa commission transports, Karima DELLI, que nous avons rencontrée récemment, ne désarmera pas sur les changements à intervenir dans le secteur des transports. Avec 13,41 gigatonnes de CO2 émis en 2016 dans le monde, le transport est le deuxième contributeur de gaz à effet de serre derrière la production d'énergie et d'électricité. Comme la transition énergétique se fera, notre préoccupation est d’accompagner nos adhérents dans les différentes démarches qu’ils entreprennent, et ce n’est pas simple. Toutefois le parc REUNIR représentait plus de 60% de véhicules euro V et plus en octobre 2017, ce qui constitue déjà un très beau score, et nos adhérents sont présents sur toutes les sources d’énergie, l’hydrogène y compris. 

Justement, comment se répartissent les différentes énergies au sein de vos adhérents ? 

Nous aurons les chiffres dans le détail début 2020, parce que précisément, nous assurons plus de 8000 autocars, via notre société de courtage. Mais ce qui est sûr, ce que nous assistons nos adhérents dans les appels d’offres et que nous commençons à avoir une idée de la tendance générale - c’est un des intérêts d’adhérer d’ailleurs à Réunir. Nous mutualisons également les connaissances techniques acquises et nous allons passer à la vitesse supérieure en renouvelant notre politique de référencement, eu égard aux ambitions de transition énergétique, mais pas uniquement (et pas uniquement pour les véhicules mais aussi sur d’autres aspects comme les pièces détachées).

Quelles sont les perspectives, alors ? 

La transition énergétique ne se fera par un coup de baguette magique. Mais on voit en apparaître une exigence croissante des donneurs d’ordre, publics ou privés (que l’on appréhende aussi à travers notre filiale, France International Travel, à travers sa marque commerciale, SAYBUS). Dès lors notre objectif s’est d’être prêts, à chaque fois que cela se présentera : certaines régions étant plus déterminées que d’autres, ou lorsque évolution se fait jour sur tel ou tel marché de niche. Dans le Nord, par exemple, un de nos adhérents a été particulièrement ambitieux en répondant avec des véhicules électriques dans le cadre d’un appel d’offres régional. De même en région Auvergne Rhône Alpes, un déploiement de véhicules au gaz permet d’assurer la continuité d’une exploitation réussie avec des véhicules thermiques, mais en procédant par une rupture technologique avec des véhicules au gaz ; la problématique de la station a été déterminante, d’où notre partenariat avec GRDF, que nous reconduisons d’ailleurs, en 2020

Source : https://b7989a2b-f4af-4bde-810c-4ea066c84f9e.filesusr.com/ugd/25418e_506e130aeb7548a3afab806f99f27c13.pdf

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